Gabon : L’armée prend le contrôle de la distribution d’eau !
Le gouvernement a décidé de frapper un grand coup pour reprendre le contrôle de la distribution de l’or bleu. Faisant suite Suite à de récents échanges directs du Président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema avec les agents de la Société d’Energie et d’Eau du Gabon (SEEG) le ministère de l’Accès Universel à l’Eau et à l’Énergie a, dans un communiqué rendu public ce 1er juillet 2026 annoncé l’interdiction du commerce de l’eau et la réquisition de l’armée pour assurer la distribution du liquide à des prix raisonnables jusqu’à nouvelle ordre.
Selon le communiqué du gouvernement cette décision est consécutive à la mise en lumière d’un vaste réseau de commerce illicite d’eau. Le constat est sans appel : certains employés de la compagnie nationale sont « incontestablement impliqués dans le commerce illégal de l’eau potable via plusieurs mécanismes », notamment la sous-traitance clandestine, l’usage de prête-noms et la constitution de groupements d’intérêts économiques illégaux.
Un marché noir aux tarifs exorbitants
Profitant des pénuries et de la détresse de la population, ce réseau tentaculaire imposait des tarifs prohibitifs. Le communiqué officiel révèle que « les prix pratiqués et fixés par ce vaste réseau tentaculaire, sont compris entre 10.000, 15.000, voire 20.000 FCFA et plus par m³ (l’équivalent d’un cubitainer) ».
Cette tarification outrancière s’effectuait « en flagrante violation de la réglementation en vigueur ». Face à cette situation intenable, les autorités ont décrété « l’état d’urgence Hydrique sur l’ensemble du territoire national » afin d’amorcer des mesures conservatoires à effet immédiat.
Mobilisation de l’armée et encadrement des prix
La riposte se veut avant tout ferme et logistique. Le gouvernement a ordonné le déploiement des forces de défense pour réquisitionner les véhicules des fraudeurs, au nombre de 55 à ce jour, appartenant principalement à des sujets non gabonais, et démanteler les installations illégales. Pour assurer le ravitaillement, l’État mobilise les sapeurs-pompiers, la Garde Républicaine, le Génie Militaire et la Gendarmerie afin d’organiser une « distribution sécurisée de l’eau potable au bénéfice des populations affectées ».
Dans le Grand Libreville, le numéro vert 18 est mis à disposition pour passer commande. Par ailleurs, une nouvelle grille tarifaire stricte est imposée : le mètre cube par cubitainer est fixé à « 3.000 FCFA », le fût de 200 litres à « 600 FCFA » et les livraisons de 100 litres à « 300 FCFA ». Les paiements se feront directement « auprès des agents des forces de l’ordre », seuls habilités à encadrer ces mesures exceptionnelles.
Le rappel du droit constitutionnel
Au-delà de la répression, Philippe Tonangoye, ministre de l’Accès Universel à l’Eau et à l’Énergie, rappelle que « l’accès à l’eau potable est un droit garanti par la Constitution de la République Gabonaise en son article 37 ».
Alors que le Chef de l’État appelle les agents de la SEEG au patriotisme pour que l’eau revienne rapidement dans les robinets, le ministre avertit que toute exploitation de la vulnérabilité des citoyens sera traitée « avec la plus grande fermeté ».









GMT TV