Gabon : 4 centres d’accueil pour enfants sommés de se mettre aux normes
C’est à travers un communiqué diffusé ce mercredi 21 avril 2026 au journal de 20h sur Gabon 1ère que le Conseiller en communication du ministre des Affaires sociales a annoncé la mise en demeure de 4 Centres d’accueil privés pour enfants en difficulté sociale. Cette décision fait suite à une visite d’inspection menée ayant révélé plusieurs manquements graves dans des structures censées assurer la protection des enfants vulnérables.
Les missions de contrôle inopinées, menées le 18 février à Libreville et du 9 au 10 2026 mars à Port-Gentil dans la province de l’Ogooué-Maritime, ont mis en lumière des dysfonctionnements alarmants. Notamment dans 4 Centres d’accueil privés pour enfants en difficulté sociale, dont l’absence d’hygiène, le manque de sécurité et l’encadrement insuffisant, suscitant la réaction du ministre des Affaires sociales, le Dr Armande Longo épse Moulengui.
4 Centres d’accueil privés pour enfants sous surveillance stricte
Pour Libreville, les établissements concernés sont la Maison d’Espérance à Soduco, SOS Mwana à Belle Vue 1, et Le Bon Samaritain à Kinguélé. À Port-Gentil, il s’agit du centre Loisir Révélation. Selon le Conseiller en communication, « ces manquements exposent les pensionnaires à des conditions incompatibles avec les exigences légales de protection de l’enfant et constituent une violation des dispositions du Code de l’enfant, notamment l’article 31, ainsi que du Code pénal gabonais relatif à la mise en danger des mineurs » a t-il martelé.
En conséquence, les 4 établissements ont désormais 6 mois, à compter de la publication du communiqué, pour se conformer strictement aux normes légales en vigueur. Rappelons que lors de l’inspection, les enquêteurs ont relevé des chambres surpeuplées et insalubres, des espaces confinés, du linge mal entretenu, ainsi que des équipements de cuisine vétustes et d’hygiène douteuse. Si cette mesure vise à conscientiser les responsables, elle soulève également la question du soutien que l’État peut apporter à ces centres, souvent privés de subventions, pour garantir la protection des enfants vulnérables.









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