Kenya : un chinois emprisonné pour trafic de 2 200 fourmis vivantes
C’est ce que nous révèle un article publié le 20 avril 2026, par BBC News Afrique. Il en ressort qu’un ressortissant chinois, Zhang Kequn, a été condamné à un an de prison et à une amende par le tribunal de Nairobi pour avoir tenté de faire sortir clandestinement 2 200 fourmis vivantes du Kenya. La majorité des insectes se trouvaient dans des tubes à essai, dont certains contenaient du coton imbibé d’une solution sucrée.
Ce n’était pas la première fois que Zhang Kequn était impliqué dans ce type de trafic. En 2025, les autorités kényanes avaient déjà mis en lumière le commerce lucratif des fourmis vivantes. Après avoir échappé à une première arrestation, il avait finalement été poursuivi pour commerce d’espèces sauvages sans permis. Initialement accusé également de « complot en vue de commettre un crime », cette charge avait été abandonnée après qu’il ait plaidé coupable.
Un trafic à haut risque pour l’écosystème
Ainsi, le 10 mars dernier, l’homme a été interpellé à l’aéroport Jomo-Kenyatta de Nairobi avec 1 948 fourmis de l’espèce Messor cephalotes dans ses bagages et environ 300 autres dissimulées dans des rouleaux de papier toilette. Ces insectes sont principalement destinés à la Chine, aux États-Unis et à l’Europe, où les reines peuvent se vendre plusieurs centaines d’euros et être conservées avec leurs colonies comme animaux de compagnie.
Les médias africains ont salué la décision du tribunal comme un signe d’« intensification de la lutte contre la biopiraterie de la faune sauvage ». Par ailleurs, un Kényan accusé d’avoir fourni les fourmis à Zhang Kequn a également été inculpé et libéré sous caution en attendant son procès. Les autorités locales ont rappelé que ce type de trafic constitue un risque sérieux pour la biodiversité et l’équilibre écologique du pays. Elles ont annoncé renforcer les contrôles dans les zones sensibles pour prévenir de nouvelles tentatives d’exportation illégale.









GMT TV