Sécurité transfrontalière : le Gabon et l’ONUDC s’unissent pour verrouiller les ports et aéroports
Dans un contexte mondial où la criminalité transnationale se complexifie, le Gabon franchit une étape décisive pour la protection de ses frontières. Le Gouvernement gabonais et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) ont officialisé ce lundi 20 avril 2026 la signature d’une Lettre d’Accord stratégique. Ce partenariat porte sur le déploiement du Programme de Contrôle des Conteneurs et des Passagers (PCCP), une initiative visant à transformer la sécurité portuaire et aéroportuaire du pays.
Le cœur de cet accord réside dans la création d’une Unité de Contrôle Portuaire (UCP) au port de Libreville–Owendo. Cette force pluridisciplinaire regroupera des experts des douanes, de la police, de la gendarmerie, ainsi que des services des Eaux et Forêts. L’objectif est clair : intercepter les flux illicites, du trafic de stupéfiants à la contrebande de bois précieux, tout en facilitant le commerce légitime.
Le ministre délégué chargé du Budget, Marc Abeghe, représentant le ministre de l’Économie, a rappelé l’urgence de cette mesure. « Plus de 420 millions de conteneurs traversent les mers chaque année… une partie importante est détournée pour le trafic de produits forestiers, d’espèces protégées ou d’armes. Cet accord répond à la vision du Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, de bâtir une économie fondée sur la rigueur et l’intégrité. », a-t-il déclaré.
Un soutien international de poids
Financé par le Bureau des affaires internationales de stupéfiants (INL) des États-Unis, ce projet bénéficie d’une expertise de haut niveau fournie par l’ONUDC, l’Organisation mondiale des douanes et INTERPOL.
Christine Sappenfield, Chargée d’Affaires de l’Ambassade des États-Unis, a souligné l’impact régional de cette collaboration qui « vise non seulement à intercepter des marchandises illicites, mais aussi à protéger l’économie gabonaise, préserver les ressources naturelles et renforcer la sécurité régionale. »
Pour Javier Montano Duran, Coordonnateur Régional de l’ONUDC, cet accord illustre une « responsabilité partagée » , tandis que la Coordonnatrice Résidente de l’ONU, Fatou Aminata Lo, a précisé que cette initiative s’inscrit dans les Objectifs de développement durable, notamment celui lié à la paix et à la justice.
Grâce à des formations spécialisées et des outils de ciblage de pointe, le Gabon se dote désormais d’un bouclier moderne contre les menaces qui pèsent sur sa biodiversité et sa stabilité économique.









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