Pakistan : près de 331 enfants infectés volontairement par le VIH dans un hôpital public
C’est une révélation qui choque le pays et le monde mis en lumière dans un article publié par BBC News Afrique le 16 avril 2026. En effet, un hôpital public de Taunsa, dans la province du Pendjab, serait à l’origine de la contamination de près de 331 enfants, testés positifs au VIH entre novembre 2024 et octobre 2025.
L’affaire a éclaté après le décès d’un garçon de 8 ans et de sa sœur, tous deux séropositifs. La famille, soupçonnant que les enfants aient été infectés par des aiguilles lors d’un traitement à l’hôpital public de Taunsa, a décidé de briser le silence. Ces révélations glaçantes témoignent d’un drame humain d’une ampleur alarmante.
Une enquête troublante et glaçante!
Les informations ont été corroborées par un médecin d’une clinique privée qui a mis en évidence un lien entre l’épidémie et l’hôpital THQ de Taunsa fin 2024. Au cours d’une enquête menée par BBC Eye, il a été constaté, après 32 heures de tournage en caméra cachée fin 2025, que les aiguilles étaient réutilisées jusqu’à plus de dix fois pour différents patients. Une pratique contraire aux règles médicales élémentaires, qui imposent l’usage unique des seringues.
Plusieurs témoignages évoquent également une forte augmentation du nombre d’enfants séropositifs dans une clinique privée locale. Selon le médecin, presque tous les 65 à 70 enfants examinés avaient été traités auparavant à l’hôpital THQ Taunsa. En compilant les données du programme provincial de dépistage du VIH, des cliniques privées et des rapports de police, BBC Eye a identifié 331 enfants contaminés dans la ville entre novembre 2024 et octobre 2025.
Dans un communiqué, les autorités locales ont néanmoins affirmé qu’il n’existait « aucune preuve concluante » reliant l’hôpital THQ à cette épidémie. Le Pakistan figure parmi les pays où le taux d’utilisation des aiguilles est le plus élevé au monde, souvent de manière non nécessaire. Cet événement met en lumière l’urgence de veiller strictement aux pratiques médicales afin d’éviter que les structures de santé ne deviennent elles-mêmes des vecteurs de maladies.









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