Santé : l’accouchement sur le dos, une position non naturelle
Longtemps considérée comme la norme dans les maternités modernes, la position allongée sur le dos lors de l’accouchement est aujourd’hui au cœur de nombreux débats. Dans une publication de BBC News Afrique du 19 avril 2026, il en ressort que cette pratique n’est pas aussi naturelle qu’on pourrait le penser. En effet, une analyse menée en 2013 sur plus de 5 200 femmes révèle que celles qui accouchent en position verticale ou mobile présentent moins de complications, notamment moins de césariennes, un recours réduit à la péridurale et moins d’admissions des nouveau-nés en néonatalité.
Selon BBC News Afrique, historiquement, les femmes accouchaient majoritairement debout, accroupies ou à genoux, tirant ainsi profit de la gravité pour faciliter la descente du bébé. Ce n’est que depuis environ 300 à 400 ans que la position allongée s’est imposée, notamment dans les milieux hospitaliers occidentaux. Ce changement serait davantage lié à des considérations pratiques pour les soignants qu’au confort ou à la physiologie des femmes. Pourtant, aujourd’hui, cette habitude est remise en question par de nombreux spécialistes car, jugée parfois inadaptée au processus naturel de l’accouchement.
Une position confortable pour le praticien, mais contraignante pour la femme
Selon le blog français Le Mag Berceau Magique, la position sur le dos, également appelée décubitus dorsal, présente plusieurs inconvénients. Et pour cause, elle limiterait l’effet bénéfique de la gravité, ralentissant ainsi le travail et rendant les contractions plus douloureuses, notamment au niveau des reins. De plus, cette posture figerait le bassin, alors même que celui-ci doit s’ouvrir pour permettre le passage du bébé, rendant l’accouchement plus long et parfois plus difficile.
Cependant, cette position offre certains avantages au personnel médical car elle permet une meilleure visibilité et facilite les interventions techniques comme l’utilisation du forceps ou le monitoring. C’est donc en grande partie pour ces raisons qu’elle s’est imposée dans les structures de santé. Néanmoins, les alternatives gagnent du terrain et sont très recommandées comme accoucher à quatre pattes, sur le côté avec une jambe relevée ou encore accroupie. Ces positions favorisent une meilleure ouverture du bassin, réduisent la douleur et respectent davantage la physiologie du corps féminin, redonnant ainsi à la femme un rôle actif dans son accouchement.









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