Gabon : 100 jours du gouvernement, des résultats concrets dans les secteurs prioritaires
À l’approche de l’échéance des 100 jours, les ministres en charge de l’Eau et de l’Énergie, du Tourisme et des Eaux et Forêts ont présenté, devant le Vice-président du gouvernement Hermann Immongault, l’état d’avancement de leurs actions. Des résultats globalement supérieurs à 70 %, avec des projets structurants déjà livrés et d’autres en cours.
À trois semaines de la date butoir fixée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, le gouvernement accélère la reddition des comptes. Ce passage devant le coordonnateur de l’action gouvernementale s’inscrit dans un exercice de redevabilité visant à traduire les orientations politiques en résultats concrets, mesurables et documentés. Face au Vice-président du gouvernement Hermann Immongault, les ministres Philippe Tonangoye, Marcelle Ibinga et Maurice Ntossui Allogho ont détaillé les avancées de leurs départements respectifs. Dans l’ensemble, les initiatives présentées affichent un taux de réalisation supérieur à 70 %.
Énergie et eau : des avancées concrètes pour réduire les déficits
Dans le secteur de l’accès universel à l’eau et à l’énergie, 33 initiatives ont été présentées, dont 22 dans l’énergie, 8 dans l’eau et 3 réformes structurelles. Parmi les réalisations majeures figurent la livraison de la centrale thermique de Mayoumba, le remplacement des installations à Port-Gentil par des turbines de 2×25 MW, ainsi que le renouvellement de cinq turbines à gaz. Le renforcement du réseau électrique se poursuit également avec l’augmentation de la capacité de transit Owendo-Bisségué grâce à un nouveau câble de dernière génération, attendu à mi-mai 2026. Objectif affiché, réduire durablement les délestages.
Parallèlement, la livraison de 10 000 compteurs électriques fin avril et 57 000 en juin devrait améliorer l’accès à l’électricité. Plusieurs projets structurants sont en cours, notamment la ligne 30 KV Mayoumba-Tchibanga, l’installation d’un second poste transformateur à Moanda ou encore la réhabilitation de 1 000 points noirs à Libreville. Dans le secteur de l’eau, les actions portent sur l’acquisition de 60 000 compteurs, la réhabilitation de 600 points d’adduction villageois, 120 bornes fontaines à Libreville et la finalisation de 16 forages, ainsi que la mise en service prochaine de châteaux d’eau à Lambaréné et Bikélé.
Forêts et tourisme : gouvernance, environnement et attractivité
Du côté des Eaux et Forêts, l’accent a été mis sur la gouvernance forestière, la protection de l’environnement et la gestion du conflit homme-faune. Le ministre Maurice Ntossui Allogho a annoncé le paiement imminent des victimes et la poursuite des mesures de prévention, notamment les clôtures électriques et le renforcement de la surveillance environnementale. Pour le tourisme, la ministre Marcelle Ibinga a présenté six priorités déclinées en 23 actions. Parmi les initiatives phares, la poursuite de la caravane touristique vise à renforcer l’attractivité du pays et à dynamiser l’économie locale.
Cet exercice d’évaluation illustre la volonté de l’exécutif de passer d’une logique d’engagement à une logique de résultats. Chaque département ministériel est désormais attendu sur des livrables précis, assortis d’indicateurs de performance. À l’approche du cap des 100 jours, le gouvernement entend démontrer sa capacité à produire des impacts tangibles dans des secteurs stratégiques pour le quotidien des Gabonais, notamment l’accès à l’eau, à l’électricité, la préservation des ressources naturelles et le développement du tourisme.










Le compteur tourne et le temps s’égraine. Certains tenteraient maintenant d’engraisser leurs bovins le jour de la vente alors que d’autres s’empresseraient de flouer leurs discours pour une crédibilité illusoire. Encore que des incohérences désormais collégiales dresseraient à l’unisson des ratios plutôt rethoriques que techniques. Ainsi, se notent des incohérences notoires qui présenteraient des moyens comme des résultats. Aussi, parlerait-on de » performance » alors que les effets sont futurs si bien que plusieurs éléments demeurent des en cours : Il ne s’agit donc pas encore de résultats mais d’en cours !
A cela s’ajoute la problématique de temporalité de certains projets cités en exemple, pourtant structurellement lourds car difficilement réalisables en 100 jours : soit étaient-ils déjà lancés et toujours infructueux, soit l’on s’attribuerait le mérite des réalisations nettement fallacieuses.
Par ailleurs, l’on noterait l’absence de données comparatives sur ces délestages devenus viraux. Conclusion : impossible de mesurer le progrès réel… L’on insiterait également sur la quantité des résultats alors que la qualité serait restée muette : aucune donnée sur l’efficacité, sur la durabilité, encore moins sur la maintenance des compteurs, des forages, des actions menées… D’où l’on vanterait une logique de volume plutôt que de performance réelle.
Quant au tourisme, tout naviguerait dans la vague. En effet, à l’image de son voisin, le secteur serait encore largement survolé : pas de chiffres concrets, pas de résultats mesurables, une énorme couche de bitume sur la caravane touristique. Et comme si cela ne suffisait pas, l’on parlerait de protection environnementale tout en y associant l’exploitation, sans jamais préciser l’arbitrage ou la stratégie réelle, une nième incohérence qui jetterait en pâture la tension pourtant réelle entre économie et écologie.
Enfin, l’on assisterait à une mise en scène politique ou les procédures seraient la réponse attendue, dans une confusion langagière qui interrogeait plus d’un.
Ce bilan donnerait donc une impression de réussite rapide qui flouerait ses indicateurs en masquant les impacts réels, en confondant en cours et résultats, pour une temporalité nettement discutable.
On serait plus proche de discours de légitimation que d’une évaluation rigoureuse…