Franceville : un homme arrêté après avoir abattu et vendu le bœuf d’un particulier
Stef Joce O, surnommé “Boko Haram”, un Gabonais de 36 ans, aurait été placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Franceville, dans la province du Haut-Ogooué, le mercredi 13 mai dernier, après son audition devant le magistrat instructeur. Selon le quotidien L’Union, il serait poursuivi pour destruction de biens d’autrui et vol aggravé.
Le quartier Nguiakori, dans le 1er arrondissement de Franceville, aurait été le théâtre d’un fait grave impliquant un jeune trentenaire. En effet, ce dernier serait poursuivi pour des faits présumés de destruction de biens d’autrui et de vol aggravé. Les faits se seraient produits dans la nuit du samedi au dimanche, et auraient conduit à l’ouverture d’une enquête policière, rapporte l’Union dans son édition du 20 mai 2026. Le suspect aurait été identifié quelques jours plus tard à la suite des investigations des forces de police.
Les investigations de la BAC conduisent à l’arrestation du mis en cause
La victime, nommée Amadou Djibrila, aurait constaté la disparition de son animal au petit matin. Le bœuf, estimé à un million de francs Cfa, aurait été retrouvé abattu et dépecé. Choquée, elle se serait rendue au commissariat central de Franceville pour déposer une plainte. Une enquête aurait été ouverte par les éléments de la brigade anticriminalité (BAC). Les investigations auraient été menées dans différents quartiers de la ville afin d’identifier l’auteur des faits. Le suspect aurait été interpellé au quartier Sable, dans le 2ᵉ arrondissement de Franceville. Conduit au commissariat, il aurait reconnu les faits lors de son audition.
Le mis en cause aurait expliqué avoir abattu le bœuf aux environs de 4 heures du matin. Il aurait ensuite prélevé certaines parties de l’animal pour les vendre, pour un montant estimé à 20 000 francs Cfa. Il aurait affirmé avoir agi pour réunir de l’argent afin d’acheter des médicaments destinés à sa mère malade. Il aurait également indiqué qu’une partie de cette somme aurait servi à consommer de l’alcool dans un débit de boisson. Présenté devant le magistrat instructeur, le mis en cause aurait été placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Franceville en attendant la suite de la procédure judiciaire.
Il convient de rappeler que la destruction de biens appartenant à autrui et le vol aggravé constituent des délits sévèrement punis par le Code pénal gabonais. Selon l’article 463, le vol qualifié d’aggravé peut être puni de cinq ans d’emprisonnement ainsi que d’une amende de 2 millions de Fcfa, notamment lorsqu’il est commis dans un local d’habitation. La destruction ou la dégradation de biens d’autrui est également lourdement sanctionnée. Lorsqu’elle intervient notamment dans un contexte d’intrusion illégale, l’auteur encourt une peine allant de six mois à cinq ans d’emprisonnement, assortie d’une amende comprise entre 100 000 et 2 000 000 de Fcfa.
Heldy Oyono, Journaliste Stagiaire










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