Enseignement supérieur : EM Gabon Université lance une formation d’élite pour ancrer la culture des droits de l’homme

Ce lundi 09 juin 2026 l’Institut international des droits de l’homme–Fondation René Cassin a inauguré sa toute première session de formation en terre gabonaise, fruit d’un partenariat stratégique avec EM Gabon-Université. Un événement d’envergure réunit un public d’une grande diversité : étudiants, magistrats, avocats, universitaires, hauts responsables publics et figures de la société civile. Tous sont rassemblés autour d’une thématique cruciale : « Les droits de l’homme devant les institutions nationales et internationales de protection ».
Lors de son allocution de bienvenue, Patrice Moundounga Mouity, représentant le président d’EM Gabon-Université, a d’emblée posé les jalons du débat. Face aux mutations juridiques, sociales, économiques et technologiques de notre époque, la maîtrise des libertés fondamentales ne relève plus du luxe académique, mais d’une urgence démocratique. Les citoyens disposent aujourd’hui de multiples voies de recours qu’elles soient nationales, spécialisées ou internationales pour faire valoir leurs droits en cas de violation. Encore faut-il que ces mécanismes soient connus et accessibles.
Faire vivre le droit au-delà des textes
Pour Sébastien Touzé, directeur général de la Fondation René Cassin, cette session concrétise des mois d’un travail préparatoire rigoureux. Il a rappelé avec force une vérité essentielle : les traités internationaux restent lettre morte sans transmission. « Les droits de l’homme ne vivent pas simplement dans les textes, dans les déclarations ou dans les conventions. Ils vivent lorsqu’ils sont compris et enseignés », a-t-il martelé.
Le directeur général a également insisté sur le rôle pivot des institutions locales, tribunaux, administrations et autorités indépendantes, qu’il a qualifié de « premières gardiennes » de nos libertés au quotidien.
Le défi de l’effectivité sur le terrain
Portant la voix du ministre de la Justice, Aristide P. Nyamay Bantsiva a salué une initiative qui résonne parfaitement avec les ambitions du Gabon. Alors que le pays s’efforce de consolider son État de droit et de moderniser son appareil judiciaire, cette formation académique tombe à point nommé. Le représentant ministériel a toutefois rappelé la dure réalité du terrain : ratifier des traités ne suffit pas.
Le véritable combat réside désormais dans l’application concrète de ces principes. En armant les praticiens du droit de compétences pointues sur les recours existants, Libreville fait un pas de plus vers une justice plus humaine et effective.









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