Bitam : un collégien poignarde son camarade avec une fourchette
Le Lycée Privé des Archanges (LPA) de Bitam a été le théâtre d’une agression d’une violence inouïe. Pour un simple cahier déchiré, un élève de 3ème a grièvement blessé son condisciple avant de prendre la fuite. Ce drame relance l’urgence d’une sécurisation accrue des établissements scolaires.
La ville des « Trois Frontières » est sous le choc. Ce qui n’était au départ qu’une banale querelle d’adolescents a manqué de virer au drame sanglant au sein du Lycée Privé des Archanges. Selon les informations rapportées par le quotidien L’Union, un élève de classe de troisième a violemment attaqué l’un de ses camarades à l’aide d’une arme pour le moins inhabituelle : une fourchette de cuisine.
Neuf points de suture pour un cahier
L’origine de cette fureur serait un malentendu lié à un cahier appartenant à l’agresseur, retrouvé déchiré. Persuadé, sur la base d’un témoignage, que la victime était responsable des dégradations, le jeune garçon est entré dans une colère noire. Lors de l’altercation qui a suivi dans l’enceinte de l’école, le mis en cause a sorti une fourchette qu’il dissimulait sur lui.
La victime a été frappée à la paume de la main, subissant une entaille profonde. Évacué en urgence vers l’hôpital départemental, l’adolescent a dû recevoir neuf points de suture. De son côté, l’agresseur a pris la fuite immédiatement après les faits et reste, à l’heure actuelle, activement recherché par les services judiciaires.
Le spectre de l’insécurité scolaire
Cette agression vient s’ajouter à une liste déjà trop longue d’incidents violents en milieu scolaire cette année. Elle remet sur le tapis la proposition de déployer une « police scolaire » dans les établissements de l’intérieur du pays, à l’instar de ce qui se fait à Libreville.
Le cadre légal gabonais est pourtant strict : l’usage d’un objet dangereux en milieu scolaire peut coûter jusqu’à cinq ans de prison et un million de FCFA d’amende. Le simple port d’une arme blanche est passible de trois ans d’emprisonnement. Au-delà des poursuites pénales, l’auteur risque l’exclusion définitive, brisant ainsi net son avenir de futur lycéen. Une enquête est en cours pour faire toute la lumière sur cette tragédie.
Heldy Ovono, journaliste stagiaire









GMT TV