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Gabon : Communiqué final du Conseil des ministres du 30 avril 2026

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Sous la Très Haute Présidence de Son Excellence Brice Clotaire  OLIGUI NGUEMA, Président de la République, Chef de l’État, Chef du  Gouvernement, le Conseil des Ministres s’est réuni ce jeudi 30 avril 2026, à 09 h  00, dans la salle habituelle des délibérations, au Palais de la Présidence de la  République. 

Le Président de la République a ouvert la séance en rappelant que le 3 mai  2026 marquera le premier anniversaire de la prestation de serment du Chef de  l’État, intervenue le 3 mai 2025. Il a indiqué que cette échéance constitue une  occasion de bilan autant qu’un appel à l’exigence. 

Le Chef de l’État a fait observer que l’An 1 de gouvernance s’est imposé  comme une phase de refondation structurante, dont l’ambition centrale était double  : restaurer la légitimité institutionnelle de l’État gabonais et amorcer une  reconquête de la souveraineté économique. Sur le plan des acquis, il a relevé que  l’architecture institutionnelle a été reconstituée, la crédibilité internationale  restaurée, une dynamique de souveraineté économique enclenchée, et la rupture  avec l’impunité amorcée à travers la réhabilitation en cours de la justice. 

Le Président de la République a cependant tenu à souligner que ces  avancées demeurent inachevées. Il a notamment relevé que les équilibres  institutionnels restent fragiles, les réformes administratives partielles et la  soutenabilité budgétaire incertaine en raison d’un endettement élevé, et que,  surtout, l’impact social demeure limité : l’emploi, le pouvoir d’achat et les  conditions de vie des citoyens n’ont pas encore connu d’amélioration tangible. 

Dans ce contexte, le Chef de l’État a indiqué que l’An 2 sera celui du  passage de la refondation à la preuve. Il a précisé que le critère d’évaluation ne  sera plus la rupture avec le passé, mais l’impact concret sur le quotidien des  Gabonais, à travers la performance publique mesurable, la redevabilité  systémique, l’amélioration des services de base et l’accélération d’une  diversification économique réelle. 

S’agissant du volet économique, le Président de la République a rappelé la  nécessité pour le Gabon de devenir plus offensif, plus lisible et plus attractif pour  l’investissement privé, national comme étranger. Il a, à cet égard, présenté le  Forum international de Libreville, dont le lancement est prévu le 3 mai 2026,  comme une plateforme à double vocation : la renaissance du Palais des Congrès à  la Cité de la Démocratie, dont l’inauguration rendra hommage à feu le Président  Omar Bongo Ondimba, et la relance de la destination Gabon pour l’investissement  comme pour le tourisme d’affaires et de congrès. Il a toutefois précisé qu’un forum  ne peut suffire et a instruit le Gouvernement de relancer sans délai le Haut Conseil  de l’Investissement, afin que les réformes d’amélioration du climat des affaires  s’inscrivent dans une démarche permanente et structurée. 

Dans cette perspective, le Président de la République a fermement exhorté  les membres du Gouvernement à faire preuve d’une pleine mobilisation dans  l’exercice de leurs responsabilités. Il attend d’eux une posture résolument offensive  vis-à-vis des investisseurs, une présence active dans l’espace public pour porter et expliquer l’action gouvernementale dans leurs domaines respectifs, ainsi qu’une  capacité à rendre leurs secteurs lisibles, compétitifs et attractifs. Le Chef de l’État a par ailleurs instruit les membres du Gouvernement de  lutter avec la plus grande rigueur et la dernière énergie contre toutes les formes de  comportements déviants au sein de leurs administrations, qu’il s’agisse de l’inertie  administrative, de la corruption, de la concussion ou de l’exigence de contreparties  illicites. Il a indiqué sans ambiguïté qu’il n’admettra aucune complaisance à l’égard  de ces pratiques, ni de la part des agents de l’État, ni de la part des membres du  Gouvernement eux-mêmes. 

Le Président de la République a solennellement rappelé que la  responsabilité ministérielle est pleine et entière : tout Ministre qui viendrait à  couvrir des comportements contraires à l’éthique publique, à s’y associer de  manière directe ou indirecte, ou à ne pas produire les résultats attendus de sa  fonction, s’exposera sans délai à un remaniement. Le Chef de l’État a conclu en  réaffirmant sa détermination à n’accorder sa confiance qu’aux membres du  Gouvernement qui lui donnent satisfaction par leurs actes, leurs résultats et leur  exemplarité. 

Évoquant la nécessaire transformation de l’administration, le Président de la  République a constaté que l’administration gabonaise demeure insuffisamment  orientée vers les résultats et n’accompagne pas avec la vigueur requise le  mouvement de transformation porté par le Gouvernement. Il a instruit les membres  du Gouvernement d’engager une redynamisation en droite ligne avec les  orientations du Plan National de Croissance et de Développement (PNCD), à deux  niveaux. 

S’agissant de l’administration centrale, le Chef de l’État a rappelé que chaque  responsable — Secrétaire général, Directeur général, Directeur, Chef de service — doit disposer d’une feuille de route claire assortie d’objectifs précis et mesurables,  et être régulièrement évalué sur ses résultats. Il a réaffirmé le principe selon lequel  la nomination est une responsabilité, non une récompense, et que le maintien en  poste doit être motivé par la seule performance. Il a par ailleurs exigé qu’il soit mis  un terme définitif au maintien de responsables au-delà des durées légales et à la  vacance prolongée des postes de direction. 

S’agissant du secteur parapublic, le Président de la République a souligné  que les établissements publics, sociétés d’État et sociétés d’économie mixte  constituent des instruments essentiels d’exécution des politiques publiques, mais  que beaucoup fonctionnent en deçà de leur mission en raison d’une gouvernance  défaillante et d’une dépendance excessive aux transferts budgétaires de l’État. Il a  instruit le Vice-Président du Gouvernement de conclure, avec l’ensemble de ces  entités, des contrats pluriannuels de performance fixant des objectifs stratégiques,  des engagements de moyens et des indicateurs de résultats, lesquels devront être  transmis au Secrétariat général de la Présidence de la République et au Contrôle  général d’État pour suivi régulier.

Le Chef de l’État a en outre affirmé que les fonctions ministérielles sont  incompatibles avec la présidence d’un conseil d’administration d’un établissement  public, d’une société d’État ou d’une société d’économie mixte, et a demandé que  les membres du Gouvernement concernés se mettent en conformité  immédiatement et sans exception. Il a également exigé qu’il soit mis fin aux  conflits récurrents de compétences entre les présidents de conseil d’administration  et les directeurs généraux, en rappelant que la frontière entre les fonctions de  délibération et de gestion opérationnelle doit être scrupuleusement respectée. 

Le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, a  conclu ses propos en rappelant que le Gouvernement a été mandaté pour  transformer — l’économie, l’administration, et le quotidien des Gabonais —, et  que cette transformation exige engagement, discipline, audace et résultats, non en  paroles, mais dans les faits. 

PROJETS DE TEXTES LÉGISLATIFS ET RÉGLEMENTAIRES Le Conseil des Ministres a délibéré sur les affaires suivantes : 

MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MARINE MARCHANDE,  CHARGE DE LA LOGISTIQUE 

Projet de décret portant approbation de l’avenant n°4 a la  Convention de concession de la gestion et de l’exploitation du  chemin de Fer Transgabonais. 

Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 95 de la  Constitution, porte approbation de l’avenant n° 4 à la convention de concession de  la gestion et de l’exploitation du chemin de fer Transgabonais, signé le 6 mars  2025 entre la République Gabonaise et la Société d’Exploitation du Transgabonais  (SETRAG). 

Pour mémoire, la convention initiale de concession avait été signée le 11 août  2005 et a fait l’objet de trois avenants antérieurs : l’avenant n° 1 du 16 octobre  2016, l’avenant n° 2 du 25 juin 2021 et l’avenant n° 3 du 8 septembre 2021. Le présent décret approuve l’avenant n° 4 dans l’ensemble de ses stipulations, y  compris ses annexes. Il s’inscrit dans le cadre du Programme de Modernisation et  de Sécurisation (PMS) du Transgabonais, financé par l’Agence Française de  Développement (AFD) à hauteur de cent soixante-treize millions d’euros (173 000  000 €), dont l’autorisation d’emprunt sera soumise au présent Conseil des  Ministres.

MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE 

Projet de loi portant création et attribution de l’Atelier de  Confection des Uniformes des Forces de Défense et Sécurité. 

Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 94 de la  Constitution, porte création et fixation des attributions de l’Atelier de Confection  des Uniformes des Forces de Défense. 

L’Atelier de Confection est un service d’appui et de soutien dans les domaines  technique et technologique, commun aux Forces de Défense et de Sécurité, chargé  de mettre en œuvre la politique de défense en matière d’habillement militaire. Cet établissement public à caractère administratif jouit de l’autonomie de gestion  administrative et financière, et ses activités s’étendent sur l’ensemble du territoire  national. 

Pour son fonctionnement, il comprend : 

– le Conseil d’Administration ;  

– la Direction Générale ; 

– l’Agence Comptable. 

MINISTERE DE L’INTERIEUR, DE LA SECURITE ET DE LA  DECENTRALISATION 

Projet de décret instituant la Fonction de Chef de quartier au sein des  Communes en République Gabonaise. 

Le présent projet de décret crée un cadre juridique précis pour une fonction qui,  jusqu’à ce jour, existait de fait sans statut légal clairement défini. Le chef de quartier est consacré en qualité d’auxiliaire de l’administration  municipale, désigné par arrêté du Maire après consultation des notables et enquête  de moralité, pour un mandat de cinq (5) ans renouvelable. 

Le texte fixe les conditions strictes d’accès à la fonction, notamment : la résidence  d’au moins dix (10) ans dans le quartier concerné, la nationalité gabonaise de  naissance, l’âge minimal de quarante (40) ans et la bonne moralité.  Il définit par ailleurs de manière exhaustive quatre catégories de missions dévolues  au chef de quartier : les missions administratives, sociales, sécuritaires et  foncières.  

Il encadre également les droits et avantages attachés à la fonction — indemnité  mensuelle, uniforme d’apparat et dotation annuelle — ainsi que les causes de  cessation de fonctions. Le présent texte impose enfin une obligation de secret  professionnel, y compris après la cessation de l’exercice des fonctions.

Le projet de décret portant transfert aux Collectivités locales des  compétences de l’État ne nécessitant pas de transfert de moyens  financiers. 

Le présent projet de décret est pris conformément aux dispositions de l’article 4 de  la loi n° 028/2020 du 24 décembre 2020 fixant les modalités de transfert des  compétences de l’État aux collectivités locales. 

Il opère, pour cette première phase, le transfert définitif et irréversible de  compétences identifiées au sein de treize (13) départements ministériels, sans  transfert de moyens financiers ni mesures compensatoires. 

Les compétences transférées couvrent des domaines variés, notamment : la police  municipale, la gestion du domaine communal, les ressources forestières,  l’agriculture et l’élevage, l’environnement, les mines, le tourisme, la culture, les  transports et la planification territoriale. 

Le présent décret précise que des textes réglementaires subséquents viendront, en  tant que de besoin, assurer la pleine applicabilité du dispositif. Il abroge  expressément le décret n° 453/PR/MISD du 14 novembre 2025 relatif à la  première phase du transfert des compétences de l’État aux collectivités locales. 

MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION,  CHARGE DE L’INTEGRATION ET DE LA DIASPORA 

Projet de loi autorisant la ratification de la Convention entre le  Gouvernement de la République Gabonaise et le Gouvernement de la  République de Türkiye en vue d’éviter la double imposition et de  prévenir l’évasion fiscale en matière d’impôts sur le revenu. 

Le présent projet de loi autorise la ratification de la Convention signée le 3 mars  2024 à Antalya, en République de Türkiye, entre la République Gabonaise et la  République de Türkiye, en vue d’éviter la double imposition et de prévenir  l’évasion fiscale en matière d’impôts sur le revenu. 

Projet de loi autorisant la ratification de l’Accord de coopération en  matière de défense entre le Gouvernement de la République Gabonaise  et le Gouvernement de la République de Serbie. 

Le présent projet de loi, pris en application des dispositions des articles 162 et 163  de la Constitution, autorise la ratification de l’Accord de coopération en matière de  défense entre le Gouvernement de la République Gabonaise et le Gouvernement  de la République de Serbie. 

Cet Accord, signé le 20 mai 2024 à Belgrade, fixe le cadre juridique particulier  visant à établir les principes généraux de la coopération entre les deux pays dans le  domaine de la défense, fondée sur les principes d’égalité, de réciprocité et  d’intérêts communs.

Projet de loi relatif au serment des Ambassadeurs. 

Le présent projet de loi a vocation à fixer le contenu du serment devant être  prononcé par les Ambassadeurs Extraordinaires et Plénipotentiaires de la  République Gabonaise accrédités à l’étranger, préalablement à leur entrée en  fonctions. 

Il poursuit deux objectifs distincts. 

Sur le plan institutionnel, il s’agit de fixer de manière précise et officielle le  contenu du serment que les Ambassadeurs sont tenus de prononcer avant leur  entrée en fonctions, afin de solenniser leur installation dans leurs postes  d’accréditation à l’étranger. 

Sur le plan déontologique et éthique, le présent projet de loi vise à engager ces  hauts cadres diplomatiques à une plus grande responsabilité, tant dans l’exercice de  leurs fonctions officielles que dans leur conduite personnelle, en vue d’assurer une  représentation exclusive, digne et irréprochable de la République Gabonaise et du  Chef de l’État à l’étranger. 

Projet de loi autorisant la ratification de l’Accord portant création du  Centre International des Mangroves. 

Le présent projet de loi, pris en application des dispositions des articles 162 et 163  de la Constitution, autorise ratification de l’Accord portant création du Centre  International des Mangroves. 

MINISTERE DE LA PLANIFICATION ET DE LA PROSPECTIVE 

Projet de loi portant approbation du Plan National de Croissance et de  Développement (PNCD) 2026-2030. 

Le présent projet de loi, pris en application des dispositions de l’article 94 de la  Constitution, porte approbation du Plan National de Croissance et de  Développement 2026-2030, en abrégé PNCD. 

Le PNCD structure l’action publique autour de trois axes majeurs : Le premier axe porte sur la consolidation des prérequis au développement. Il s’agit  de renforcer les fondations du pays en assurant la souveraineté énergétique et  hydrique, en modernisant les infrastructures physiques et numériques, et en  consolidant la sécurité nationale. 

Le deuxième axe porte sur le développement des leviers de transformation  économique accélérée. Il vise à stimuler la croissance par la transformation  numérique, le renforcement du capital humain, la modernisation de l’État et le  développement du secteur privé, avec un meilleur accès au financement. 

Le troisième axe porte sur la construction d’une prospérité économique partagée. Il  entend favoriser une économie diversifiée et résiliente, promouvoir une société 

inclusive et préserver le patrimoine naturel, afin d’assurer une croissance durable  et équitable. 

Le présent projet de loi s’inscrit dans le cadre de la consolidation des institutions  républicaines et du renforcement d’une gouvernance fondée sur la performance et  la redevabilité. Il vise, à terme, l’amélioration de la gestion publique et une réponse  structurée aux défis socio-économiques auxquels fait face la République  Gabonaise. 

MINISTERE DE LA REFORME ET DES RELATIONS AVEC LES  INSTITUTIONS 

Projet de loi portant institution du Médiateur de la République,  Défenseur des Droits. 

Le présent projet de loi, pris en application des dispositions de l’article 94 de la  Constitution, porte institution du Médiateur de la République, Défenseur des  Droits. 

Il s’inscrit dans la continuité de la loi n° 001/2024 du 5 août 2024 modifiant et  supprimant certaines dispositions de l’ordonnance n° 16/PR/2021 du 13 septembre  2021 portant institution du Médiateur.  

Il a pour objet de redonner à cette autorité administrative indépendante sa juste  place dans l’ordonnancement institutionnel de la Ve République et de l’aligner sur  les standards internationaux définis par l’Organisation des Nations Unies (ONU). Le Médiateur de la République, Défenseur des Droits, exerce, auprès des  administrations, des collectivités locales, des établissements publics et de tout  organisme investi d’une mission de service public, des fonctions de médiation, de  conciliation, de concertation, de protection et de promotion des droits des  personnes physiques et morales qui s’estiment lésées par le fonctionnement des  services de l’État. 

Pour l’exercice de ses missions, le Médiateur de la République dispose d’un  Secrétariat général, d’un Cabinet, de services rattachés et d’une Commission  permanente. 

Projet de décret règlementant l’accès, l’utilisation, l’exploitation, la  recherche, la transformation et la commercialisation de l’Iboga, de ses  dérivés et des savoirs traditionnels associés en République Gabonaise. 

Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 95 de la  Constitution et dans le cadre de plusieurs conventions internationales — notamment le Protocole de Nagoya relatif à l’accès aux ressources génétiques et au  partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation, ainsi que le  Traité de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) sur les  ressources génétiques et les savoirs traditionnels associés —, déclare l’Iboga  (Tabernanthe iboga) et ses dérivés alcaloïdiques, notamment l’ibogaïne, 

patrimoine stratégique national, et en réglemente l’accès, l’utilisation,  l’exploitation, la recherche, la transformation, la commercialisation et  l’exportation. 

À cet effet, le présent décret soumet toute activité relative à l’Iboga à une  autorisation préalable du Ministre chargé de la Culture, après avis conforme d’une  Commission technique interministérielle nouvellement créée.  

Il instaure un mécanisme de partage juste et équitable des avantages entre l’État et  les communautés autochtones et locales détentrices des savoirs associés, assure la  protection juridique de ces savoirs traditionnels, encadre les demandes de brevets  portant sur les ressources et dérivés de l’Iboga, et crée un Fonds souverain de  l’Iboga destiné à financer le développement de la filière, la recherche scientifique  nationale et la valorisation du patrimoine culturel gabonais. 

Projet de décret portant instauration du port de la tenue africaine dans  l’administration publique. 

Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 95 de la  Constitution, réglemente le port de la tenue africaine au sein de l’administration  publique. Il institue, pour l’ensemble des agents publics, le port obligatoire d’une  tenue africaine chaque vendredi au sein des administrations publiques. 

Pour les agents de sexe masculin, sont admis : le pantalon et la chemise en pagne,  portés sans cravate avec des chaussures fermées ; le deux-pièces taillé dans un  même tissu africain ; l’ensemble pagne, raphia ou wax à manches longues ; le  boubou long ; ou le boubou et pagne.  

Pour les agents de sexe féminin, sont admis : la grande robe brodée ; le pagne et  corsage d’apparat ; et le foulard africain.  

Les présentes dispositions ne s’appliquent ni aux forces de défense et de sécurité,  ni aux agents de tout corps de l’État dont la tenue est prescrite par les textes en  vigueur. Le contrôle du respect de ces dispositions est assuré par le Chef de  service, le Directeur, le Directeur Général et par toute autre autorité hiérarchique  compétente. 

MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES  PARTICIPATIONS, CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA VIE CHERE 

Projet de décret portant création, attributions, organisation,  fonctionnement et saisine du Comité National de la Dette Publique  (CNDP). 

Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 95 de la  Constitution et en conformité avec le Règlement CEMAC n° 12/07-UEAC-186- CM-15 du 19 mars 2007, porte création, sous l’autorité du Ministre en charge de la  Dette publique, du Comité National de la Dette Publique (CNDP).

Le CNDP est l’organe national de coordination, d’orientation, de conseil et de  contrôle en matière de politique d’endettement et de gestion de la dette publique.  Sa création répond à une obligation communautaire longtemps différée, des  décrets similaires ayant été adoptés en Conseil des Ministres en 2013 et en 2018  sans avoir été mis en vigueur. 

Le CNDP est structuré en trois organes : le Comité de Coordination, organe de  délibération et de décision, présidé par le Ministre en charge de la Dette publique ;  le Comité Technique, chargé de l’analyse et de la formulation d’avis motivés sur  les projets d’emprunts, de restructurations et de garanties ; et le Secrétariat  Permanent, organe opérationnel assuré par la Direction Générale de la Dette. 

Le CNDP est exclusivement saisi par la Direction Générale de la Dette, avec effet  suspensif, pour tout projet d’endettement extérieur ou intérieur, toute opération de  renégociation ou de restructuration de la dette, et toute demande de garantie ou de  rétrocession. Ses frais de fonctionnement sont pris en charge par le budget de  l’État. Ses membres sont soumis à une obligation de réserve et de confidentialité  dans l’exercice de leurs fonctions. 

Projet de loi autorisant l’État Gabonais à contracter un emprunt  auprès de l’Agence Française de Développement (AFD) pour le  financement du Programme de Modernisation et de Sécurisation du  Transgabonais. 

Le présent projet de loi, pris en application des dispositions des articles 162 et 163  de la Constitution, autorise l’État Gabonais à contracter, auprès de l’Agence  Française de Développement (AFD), un emprunt d’un montant de cent soixante treize millions (173 000 000) d’euros, soit cent treize milliards quatre cent quatre vingt millions cinq cent soixante et un mille (113 480 561 000) francs CFA,  suivant convention signée le 23 novembre 2025. Ce financement est assorti d’une  subvention de l’Union Européenne d’un montant de trente millions (30 000 000)  d’euros, portant l’enveloppe globale du programme à deux cent trois millions (203  000 000) d’euros. 

Ces fonds sont destinés au financement du Programme de Modernisation et de  Sécurisation (PMS) du Transgabonais, qui s’inscrit dans la continuité du  Programme de Remise à Niveau (PRN) financé par l’AFD depuis 2016. 

MINISTERE DES TRAVAUX PUBLICS ET DE LA CONSTRUCTION 

Décret portant approbation du Contrat de Partenariat Modifié et  Consolidé relatif à la conception, l’aménagement, le financement et la  construction du tronçon de la Transgabonaise Libreville-Nsilé allant du  point kilométrique 12 (PK 12) au point kilométrique 105 (PK 105), et à  l’entretien, l’exploitation, la maintenance et le financement du tronçon  de la Transgabonaise Libreville-Kango allant du point kilométrique 12  (PK 12) au point kilométrique 95 (PK 95).

Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 95 de la  Constitution, porte approbation du contrat de Partenariat modifié et consolidé  signé entre l’État Gabonais et la Société Autoroutière du Gabon (SAG), relatif à  deux objets distincts : 

– la conception, l’aménagement, le financement et la construction du tronçon  de la Transgabonaise Libreville-Nsilé, allant du point kilométrique 12 (PK  12) au point kilométrique 105 (PK 105) ; 

– l’entretien, l’exploitation, la maintenance et le financement du tronçon de la  Transgabonaise Libreville-Kango, allant du point kilométrique 12 (PK 12)  au point kilométrique 95 (PK 95). 

Le contrat initial a été signé le 24 octobre 2019 et a fait l’objet de trois  modifications successives : le 24 août 2020, le 9 février 2022 et le 4 avril 2025. Le  présent décret approuve la version consolidée intégrant l’ensemble de ces  modifications, y compris leurs annexes. 

MINISTERE DES AFFAIRES SOCIALES, CHARGE DE LA  PROTECTION DE L’ENFANCE ET DE LA FEMME 

Projet de décret portant modification des Statuts de la Caisse Nationale de  Sécurité Sociale. 

Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 95 de la  Constitution porte modification du décret n° 0075/PR/MAS du 14 février 2024  portant approbation des Statuts de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale. En effet, les dispositions du décret suscité n’ayant pas prévu une Agence  Comptable, la loi n°037/2023 du 17 juillet 2023 portant modification et  suppression de certaines dispositions de la loi n° 6/75 du 25 novembre 1975  portant Code de Sécurité Sociale vient arrimer certaines dispositions en vue d’y  introduire une Agence Comptable. 

Ainsi, sont approuvés et rendus exécutoires les Statuts de la Caisse Nationale de  Sécurité Sociale. 

A ce titre, le présent décret qui abroge le décret n° 0075/PR/MAS du 14 février  2024, revêt un intérêt particulier, en raison de la prise en compte d’une Agence  comptable. 

COMMUNICATIONS 

POLITIQUE GENERALE 

MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MARINE MARCHANDE,  CHARGE DE LA LOGISTIQUE

Au terme de la présentation du Ministre d’État, le Conseil a approuvé la résiliation  de l’Accord portant sur la tenue du Registre International des Navires de la  République Gabonaise, conclu avec la société INTERSHIPPING SERVICES  LLC, eu égard aux manquements constatés, notamment le non-respect des  obligations contractuelles, compromettant le bon fonctionnement du registre et  portant atteinte aux intérêts de l’État Gabonais. 

MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION,  CHARGE DE L’INTEGRATION ET DE LA DIASPORA 

Le Conseil des Ministres a marqué son accord aux demandes d’agrément des  personnalités diplomatiques ci-après : 

Son Excellence Monsieur Fadoul Kittir ZAKARIA, en qualité  d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du  Tchad près la République Gabonaise, avec résidence à Malabo, en  République de Guinée Équatoriale ; 

Son Excellence Monsieur Petr SELEPA, en qualité d’Ambassadeur  Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Tchèque près la  République Gabonaise, avec résidence à Kinshasa, en République  Démocratique du Congo ; 

Le conseil a également marqué son accord pour la candidature de Monsieur  Auxence MALONGO IYANGUI, au poste de Directeur Financier à la  Commission du Golfe de Guinée. 

Le Conseil des Ministres a également marqué son accord à la demande de soutien  de la République Française à la candidature de Monsieur François ALABRUNE  au poste de Juge à la Cour Internationale de Justice (CIJ) pour le mandat 2027- 2036, lors de l’élection qui se tiendra à New York, en novembre 2026. 

Enfin, dans la perspective de la prochaine élection du Secrétaire Général de  l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), le Conseil a pris acte de la  décision du Président de la République de ne présenter aucun candidat  ressortissant de la République Gabonaise au poste de Secrétaire Général de  l’Organisation. 

MINISTERE DU TRAVAIL, DU PLEIN EMPLOI, DU DIALOGUE  SOCIAL ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE 

Le Conseil des Ministres a pris bonne note de la communication du Ministre  relative à l’organisation des premières élections professionnelles en République  Gabonaise, tenues le 28 avril 2026. 

Le Conseil des Ministres a par ailleurs marqué son accord pour l’organisation de la  cent quarantième (140e) édition de la Fête Internationale du Travail, le vendredi  1er mai 2026, à l’esplanade du Sénat. Le thème retenu par les mandants tripartites 

pour cette édition est : « Unis pour une représentativité syndicale constructive au  service du développement national »

MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES  PARTICIPATIONS, CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA VIE CHERE 

Le Ministre a présenté au Conseil une communication relative au bilan des projets  d’investissement réalisés au sein des collectivités locales dans le cadre de  l’Accélération de la Territorialisation du Développement en République  Gabonaise. 

Un investissement majeur de plusieurs milliards de francs CFA, ciblant les chefs lieux provinciaux et les zones enclavées, a été mobilisé au premier trimestre 2026.  Il s’exécute à travers deux programmes complémentaires. 

Le premier est le Programme d’Urgence de Développement Communautaire  (PUDC), doté d’un budget de soixante-six milliards (66 000 000 000) de francs  CFA. Ce programme finance les priorités identifiées par les populations locales en  matière d’accès aux services de base, notamment : la construction et la  réhabilitation de routes, la dotation en kits solaires, la réhabilitation de pompes  hydrauliques et de forages, l’acquisition de manuels scolaires, la réhabilitation de  marchés, l’appui aux activités génératrices de revenus, la réhabilitation  d’infrastructures hospitalières et l’approvisionnement en médicaments, ainsi que la  réhabilitation et l’équipement des établissements scolaires. 

Le second est le Projet de Développement Urbain du Gabon (PUDG), doté d’une  enveloppe totale de quatre-vingt-dix milliards (90 000 000 000) de francs CFA,  avec un plan de travail annuel estimé à trente-deux milliards (32 000 000 000) de  francs CFA. Ce projet prévoit des travaux d’envergure dans sept villes cibles :  Franceville, Lambaréné, Koulamoutou, Oyem, Mouila, Ndendé et Lebamba. Les  chantiers ont déjà démarré dans plusieurs provinces, avec un niveau d’exécution  variable selon les sites. 

Les premières réalisations témoignent d’un impact tangible sur la mobilité urbaine  et interurbaine, l’accès aux services sociaux de base et la dynamisation des  économies locales. 

Le Conseil a pris acte de la mobilisation conjointe des collectivités locales, des  services déconcentrés de l’État et des partenaires techniques et financiers pour  assurer le suivi et la qualité des ouvrages réalisés. Ces actions sont présentées  comme un levier essentiel de modernisation du territoire national et de  renforcement de la confiance des populations dans l’action publique. 

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA  RECHERCHE SCIENTIFIQUE 

Le Conseil des Ministres a marqué son accord pour l’organisation à Libreville de  la quarante-troisième (43e) session du Conseil des Ministres du Conseil Africain  et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES), qui permettra à la 

République Gabonaise d’assumer, pour une durée d’un an, la présidence dudit  Conseil. 

Le Conseil des Ministres a également pris acte de l’admission du Président de la  République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Son Excellence Brice Clotaire  OLIGUI NGUEMA, à la Dignité de Grand-Croix de l’Ordre International des  Palmes Académiques (OIPA/CAMES), au terme de la délibération du Conseil de  l’Ordre réuni en session extraordinaire le 11 juillet 2023.  

Le Conseil a salué cette distinction, qui témoigne de la reconnaissance portée, au  plus haut niveau continental, aux actions menées par le Chef de l’État en faveur de  la restauration et de la modernisation de l’enseignement supérieur et de la  recherche scientifique en République Gabonaise. 

NOMINATIONS 

Enfin, le Conseil des Ministres a entériné les mesures individuelles suivantes : 

MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION,  CHARGE DE L’INTEGRATION ET DE LA DIASPORA 

SECRETARIAT GENERAL 

Ambassadeur du Gabon, Secrétaire Général : M. Valentin LOEMBA  BAYONNE, Ministre Plénipotentiaire. 

Ambassadeur du Gabon, Secrétaire Général Adjoint : M. Guy  NZIBE ANGOUE, Conseiller des Affaires Étrangères. 

ADMINISTRATION DECONCENTREE 

Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République  Gabonaise près la République Fédérative du Brésil : Mme Roseline  Patricia MBOUKOU FOUTOU, précédemment Secrétaire Général du  Ministère des Affaires Étrangères, en remplacement de M. Jacques Michel MOUDOUTE BELL, admis à faire valoir ses droits à la retraite.

Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République  Gabonaise près la République du Cameroun : M. Fabien Omer  NDIMINA DABOU, précédemment Secrétaire Général Adjoint du  Ministère des Affaires Étrangères, en remplacement de M. Anthony  MINKO MILAME, appelé à d’autres fonctions. 

Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République  Gabonaise près la République Populaire de Chine : M. Anthony  MINKO MILAME, précédemment Haut-Commissaire (Ambassadeur  Extraordinaire et Plénipotentiaire) de la République Gabonaise près la  République du Cameroun, en remplacement de M. Baudelaire NDONG  ELLA, appelé à d’autres fonctions. 

Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République  Gabonaise près les États-Unis d’Amérique : M. Baudelaire NDONG ELLA, précédemment Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire  de la République Gabonaise près la République Populaire de Chine, en  remplacement de M. Noël Nelson MESSONE, appelé à d’autres  fonctions. 

Consul Général de la République Gabonaise en République du  Tchad : Mme Alia Maeva BONGO ONDIMBA épouse BIENDI  MAGANGA MOUSSAVOU. 

Fin.

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