Répression au Gabon : un rapport accablant de l’ONU confirme un constat général
Hervé Patrick Opianga, Christian N’Nang Nsome, Harold Leckat, Marcel Libama, Simon Ndong Edzo, Bob Mengome, Roland Olouba Oyabi, Médard Tounda Youbi, Billie By Nze. 9 Gabonais, peut-être, j’en oublie, pour le moment, inquiétés par la Justice sous le règne du Président Oligui Nguema, quel peu glorieux palmarès en si peu de temps !
Le trait commun entre ces compatriotes n’est pas qu’ils soient des violeurs de petites filles, ni des voleurs de téléphones portables, encore moins des prévaricateurs des deniers publics. Ils ont en commun d’avoir commis un crime devenu grave sous la Ve République, celui d’avoir refusé la pensée unique et de servir de laquais.
Bien entendu, la restriction de l’espace des libertés instaure un climat de peur et de suspicion qui soulève chaque jour, une question lancinante : à qui le prochain tour ?
Comme elles sont lointaines, rangées désormais dans les placards, les promesses de restauration du discours solennel du 3 septembre 2025, lequel avait suscité d’immenses espoirs.
Le dénoncer, s’indigner, vous fait classer dans les rangs des oliguiphobes, une espèce dangereuse à surveiller de très très près. Donc l’ONU et la presse internationale, elles aussi n’aiment pas Oligui Nguema ?
Ah oui, dans cette séquence, on note un changement spectaculaire : les défenseurs des droits, très actifs et virulents hier, ont rejoint le camp de l’oppresseur, tentant par diverses contorsions de justifier les abus. Quand on observe le sort cruel subi par des tenants du pouvoir à la suite de leur disgrâce, il ne faut pas se faire d’illusions : le Pouvoir n’a pas d’amis et personne n’est à l’abri.
Nous ne sommes qu’à une année du mandat présidentiel. Il est encore temps pour le Président Brice Oligui Nguema de se hisser au rang des hommes d’Etat du Continent.
Jean Valentin Leyama
Mont Moanda
30 avril 2026.









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