Congo Brazzaville : la dette du pays explose à 92,46% du PIB en février 2026
À l’instar du Gabon, le Congo de Denis Sassou-Nguesso est plongé dans une trajectoire financière préoccupante. Selon les données de la Caisse congolaise d’amortissement, reprises par le site EcoMatin, la dette publique du pays a franchi la barre des 9 165 milliards de FCFA en février 2026, représentant 92,46% du PIB. Un seuil largement au-dessus de la norme communautaire de 70% fixée par la CEMAC. En seulement un mois, l’encours de la dette a progressé de 2,17% sous l’effet de nouveaux décaissements évalués à 463,34 milliards de FCFA.
Selon la note mensuelle de la CCA, l’essentiel des nouveaux financements provient de ressources extérieures, qui représentent 388,62 milliards de FCFA, soit près de 84 % des décaissements enregistrés en février. Une hausse consécutive notamment à l’émission d’un eurobond sur les marchés internationaux. Le gouvernement a également mobilisé 73 milliards de FCFA sur le marché régional des titres publics. Les Bons du Trésor Assimilables (BTA) représentent 71,10 % des émissions locales, contre seulement 28,90 % pour les Obligations du Trésor Assimilables (OTA), destinées au financement de plus longue durée.
Un service de la dette toujours sous pression
Parallèlement à la progression de l’endettement, le service de la dette continue de peser lourdement sur les finances publiques congolaises. En février 2026, Brazzaville a consacré 314,57 milliards de FCFA au service de la dette, soit une hausse de 40,39% par rapport au mois dernier. Sur ce montant, 290,39 milliards ont servi au remboursement du principal et 24,18 milliards au paiement des intérêts. La Caisse congolaise d’amortissement précise également que 10,42 milliards de FCFA ont été affectés à l’apurement d’arriérés antérieurs.
Si la CCA évalue le ratio d’endettement à 92,46 % du PIB pour un encours de 8 943,97 milliards de FCFA, le Fonds monétaire international avance une estimation encore plus élevée, à 96,8 %. De quoi alimenter les inquiétudes des partenaires financiers du pays. Toutefois. Le FMI prévoit une amélioration à moyen terme, avec une dette qui pourrait reculer à 85,8% du PIB en 2027. Une projection qui resterait néanmoins très au-dessus des clous de la banque centrale, illustrant la fragilité des équilibres budgétaires du Congo.










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