Moanda : un trentenaire écroué pour le viol présumé de sa sœur de 14 ans
Le quartier Alliance, dans la commune de Moanda, est plongé dans la stupeur et l’indignation. Merlin A.M., un Gabonais de 35 ans, a été placé sous mandat de dépôt le mercredi 29 avril 2026 à la prison centrale de Franceville. Il est accusé de viol sur sa sœur cadette, une mineure âgée de seulement 14 ans.
Le drame, dont les détails ont été rapportés par le quotidien L’Union dans son édition du 4 mai 2026, s’est noué dans un contexte particulièrement sombre. Alors que la famille était réunie pour pleurer la perte d’un proche, le suspect aurait profité de la confusion générale pour assouvir ses pulsions.
Les faits se seraient déroulés dans la nuit du 9 au 10 avril dernier. Aux alentours de 20 heures, Merlin A.M. aurait suivi la jeune fille jusque dans les toilettes avant de la contraindre à un rapport sexuel. Non content de cette première agression, le mis en cause aurait récidivé le lendemain, cette fois sous la menace d’un couteau, accentuant le traumatisme de la victime.
Le silence brisé par la douleur
Pendant plusieurs jours, la jeune fille, terrée dans le silence et la peur, a tenté de dissimuler son calvaire. C’est finalement son changement de comportement et des signes de détresse physique qui ont alerté ses proches. Sous la pression de questions insistantes, l’adolescente a fini par libérer sa parole. Les examens médicaux pratiqués par la suite ont confirmé l’horreur : une déchirure de l’hymen attestant de la violence des rapports.
Des regrets, mais aucune explication
Après avoir pris la fuite, le suspect a été localisé puis interpellé par les éléments de la brigade de gendarmerie de Moanda. Lors de son interrogatoire, l’homme est passé aux aveux. S’il a exprimé des regrets, il s’est montré incapable d’expliquer les motivations d’un tel acte incestueux.
Présenté devant le juge d’instruction du tribunal de première instance de Franceville, il a été mis en examen pour viol sur mineure et écroué en attendant son procès. De son côté, la jeune victime bénéficie d’une prise en charge médicale et psychologique.
Ce nouveau drame vient tristement rappeler la recrudescence des violences sexuelles au Gabon, particulièrement au sein du cercle familial. Il souligne l’urgence d’une réponse judiciaire ferme et d’un renforcement des mécanismes de protection des mineurs face à ce que beaucoup considèrent désormais comme un fléau social dévastateur.









GMT TV