Urgence hydrique : le gouvernement assouplit les mesures et autorise la reprise encadrée de la livraison d’eau
Deux jours après la suspension de la commercialisation de l’eau par camions-citernes, le gouvernement revoit sa stratégie. À l’issue de consultations avec les opérateurs, les parlementaires et la société civile, le ministère de l’Accès universel à l’Eau et à l’Énergie annonce la reprise encadrée des livraisons, de nouveaux tarifs réglementés et la mise en service de cinq numéros verts pour répondre aux besoins des populations.
Face aux difficultés d’approvisionnement en eau potable constatées dans le Grand Libreville, le gouvernement a décidé d’ajuster les mesures prises dans le cadre de l’état d’urgence hydrique décrété le 1er juillet dernier. Dans un communiqué publié le 2 juillet 2026, le ministère de l’Accès universel à l’Eau et à l’Énergie annonce la reprise encadrée de l’activité de livraison d’eau par camions-citernes, tout en renforçant les mécanismes de contrôle.
Une reprise sous contrôle de l’État
Cette décision intervient après plusieurs consultations menées, sous les très hautes instructions du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, avec les parlementaires, les populations, les opérateurs économiques et les organisations de la société civile. Les échanges ont mis en évidence les difficultés rencontrées par les usagers, notamment l’insuffisance de l’offre en eau potable et les limites du dispositif initial.
Le gouvernement précise que la distribution d’eau sera désormais assurée conjointement par les Forces de défense et de sécurité et les opérateurs privés préalablement identifiés. Les propriétaires des 55 camions-citernes immobilisés lors des opérations de contrôle ont été reçus au Palais des Sports afin d’échanger avec les autorités sur les contraintes du secteur et les conditions de reprise de l’activité.
À l’issue de ces discussions, de nouveaux tarifs officiels ont été arrêtés. Le prix de vente est désormais fixé à 4 000 FCFA le mètre cube, 2 000 FCFA pour 500 litres, 800 FCFA pour 200 litres et 400 FCFA pour 100 litres. Ces nouveaux prix remplacent ceux annoncés précédemment. Autre mesure importante, les opérateurs bénéficieront d’une dispense des taxes habituellement prélevées par les mairies, les services des Transports et du Commerce, afin de limiter les coûts supportés par les consommateurs.
Homologation obligatoire et nouveaux numéros verts
Le ministère invite également l’ensemble des opérateurs à se rapprocher de la Direction générale de l’Eau afin d’engager les procédures d’homologation prévues par la réglementation. Pour améliorer la prise en charge des demandes des populations, cinq numéros verts seront opérationnels à compter du vendredi 3 juillet 2026 à 7 heures : 18 : Corps des sapeurs-pompiers ; 181 : Génie militaire ; 182 : Garde républicaine ; 183 : Gendarmerie nationale enfin le 184 : Ministère de l’Accès universel à l’Eau et à l’Énergie, exclusivement dédié au signalement des cas de non-respect des tarifs réglementés.
Le gouvernement promet des solutions durables
À travers ce deuxième communiqué sur l’état d’urgence hydrique, le gouvernement affirme vouloir concilier la lutte contre les pratiques spéculatives et la nécessité d’assurer un approvisionnement régulier des populations.
Le ministère de l’Accès universel à l’Eau et à l’Énergie réaffirme sa détermination à apporter des réponses durables à la crise tout en maintenant une vigilance accrue contre les abus susceptibles de pénaliser les ménages. Les autorités saluent enfin le civisme et la résilience des populations, appelées à poursuivre leur collaboration avec les services de l’État durant cette période exceptionnelle.









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