Pollution sonore : toujours pas de sanctions contre les contrevenants
A Libreville, les nuisances sonores sont devenues un fléau quotidien pour les populations. Des maquis animés, aux terrasses de bistrots diffusant de la musique parfois jusqu’à l’aube en passant par les églises, et les plusieurs établissements commerciaux, le niveau sonore dépasse largement le seuil tolérable. Un abus qui interroge quand l’autorité municipale avait, il y a quelques mois pourtant tapé du poing sur la table en interdisant le maintien de bruits à des heures avancées de la nuit.
Seulement face à cette dégradation, continue du cadre de vie, la réaction des pouvoirs publics tarde à se concrétiser sur le terrain. En effet, bien que la mairie ait interdit le volume au-delà de 85 décibels, les auteurs de ces troubles, semblent faire leur loi au vu et au des autorités compétentes. Or, sans suivi ni application ferme de sanctions, ces discours ne resteront que des mots dans les oreilles des contrevenants. Ce, au grand désarroi des populations contraintes souvent de conjuguer avec ces nuisances,au péril d’une nuit de sommeil paisible.
Un cadre réglementaire au défi de l’application
Pourtant, l’article 593 du Code de la Santé fixe le volume à 85 décibels, et Eugène Mba, édile de la ville de Libreville, avait dans sa sortie du 24 mai dernier fixé des mesures strictes dans la diffusion de ces bruits. Mais, se rendre au marché de Mont-Bouët, ou dans d’autres grands carrefours de la capitale, met souvent mal à l’aise. Cette tolérance de fait entretient un sentiment généralisé d’impunité chez les contrevenants, qui considèrent le bruit excessif comme un élément indiscutable de la vie festive ou religieuse locale.
Au-delà de la simple gêne, cette passivité administrative comporte un coût sanitaire lourd pour les Librevillois, exposés au stress et aux insomnies chroniques. Un bras de fer qui laisse germer de multiples interrogations. La mairie peine-t-elle à appliquer des sanctions sur ces auteurs de nuisances? Il serait grand temps de passer des discours aux actes afin de restituer aux habitants leur droit légitime à la tranquillité.








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