Derniers articlesPOLITIQUE

Naufrage de Prospector 5 : Nicaise Moulombi appelle à renforcer le contrôle des installations à risque

Ecouter l'article

Au lendemain du naufrage de la plateforme pétrolière Borr Prospector 5, survenu au large de Mayumba, dans la province de la Nyanga, l’ONG Croissance Saine Environnement (CSE) appelle à renforcer la prévention des risques industriels au Gabon. Dans une déclaration rendue publique le 27 octobre 2026, son président, Nicaise Moulombi, également deuxième questeur du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), propose au gouvernement un dispositif de transparence reposant suproposer un suivi individualisé des installations classées. Une initiative qui intervient alors que les conséquences humaines et environnementales du naufrage suscitent de nombreuses interrogations.

Le naufrage de la plateforme de forage autoélévatrice Borr Prospector 5, au large des côtes de Mayumba, remet au premier plan la question de la sécurité des activités pétrolières offshore au Gabon. Alors que les opérations de recherche et de secours mobilisent les autorités et les opérateurs concernés, la société civile commence à s’interroger sur les mécanismes de prévention et de contrôle des installations industrielles. C’est dans ce contexte que Nicaise Moulombi, président de Croissance Saine Environnement, a exprimé sa solidarité envers les rescapés et les familles des personnes disparues, tout en proposant une évolution des pratiques de surveillance des activités à risque.

Une solidarité exprimée envers les victimes et leurs familles

Dans sa déclaration, Nicaise Moulombi a salué la mobilisation des autorités gabonaises à la suite de l’accident. Le responsable associatif a notamment rendu hommage à l’engagement du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, auprès des rescapés et des familles éprouvées. Il a également exprimé sa reconnaissance envers les différents intervenants ayant participé aux opérations de secours.

Canal_octobre

Au-delà de cette solidarité, l’ONG estime que le drame doit conduire à une réflexion sur les dispositifs de sécurité entourant les activités industrielles. Si les circonstances exactes du naufrage restent à établir, l’accident pose déjà la question de la capacité des mécanismes de surveillance à identifier les risques et à prévenir les défaillances susceptibles de mettre en danger les travailleurs et les écosystèmes marins.

Une transparence installation par installation

Pour répondre à ces préoccupations, Croissance Saine Environnement se dit disposée à accompagner le gouvernement dans l’élaboration d’une gouvernance fondée sur la transparence « installation classée par installation classée ». Cette approche consisterait à renforcer le suivi individualisé des sites industriels présentant des risques pour la sécurité des personnes et la protection de l’environnement.

L’objectif serait notamment de disposer d’informations plus précises sur les conditions d’exploitation, les dispositifs de prévention, les contrôles réalisés et les mesures correctives engagées pour chaque installation concernée. CSE met en avant le renforcement de ses capacités, rendu possible grâce à un appui du Fonds PRI de la Banque africaine de développement (BAD), pour justifier sa volonté de contribuer à cette démarche aux côtés des pouvoirs publics.

Mayumba, un écosystème à préserver

La proposition de l’ONG intervient dans un contexte où les activités pétrolières offshore soulèvent des enjeux qui dépassent la seule sécurité des infrastructures. Une éventuelle pollution marine pourrait affecter les milieux naturels et les activités économiques dépendant du littoral. À Mayumba, la proximité entre les espaces terrestres, marins, lagunaires et fluviaux rend particulièrement importante la prise en compte des risques environnementaux.

« Que Dieu et nos Ancêtres pardonnent nos faiblesses, car Mayumba est un Tout : terre, mer, lagune et fleuve », a déclaré Nicaise Moulombi. Derrière cet appel, Croissance Saine Environnement défend une approche intégrée de la prévention industrielle et de la protection des écosystèmes. Reste désormais à savoir si cette proposition de collaboration débouchera sur des mécanismes concrets de suivi, de contrôle et de publication des informations relatives aux installations à risque au Gabon.

Henriette Lembet

Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

GMT TV

Ce message d’erreur est visible uniquement pour les administrateurs/administratrices de WordPress.

Erreur 403 : The request cannot be completed because you have exceeded your quota..

Domain code: youtube.quota
Reason code: quotaExceeded

Erreur : aucune vidéo n’a été trouvée.

Assurez-vous qu’il s’agit d’un identifiant de chaine valide et que la chaine a des vidéos disponibles sur youtube.com.

Bouton retour en haut de la page