Infrastructures routières : le Gabon en quête de 155 milliards de FCFA pour relancer quatre chantiers vitaux
Face à la dégradation avancée de plusieurs axes stratégiques du pays, le gouvernement gabonais doit mobiliser en urgence une enveloppe globale d’environ 155 milliards de FCFA. Ce financement est crucial pour achever quatre projets routiers majeurs, actuellement à l’arrêt, laissant les usagers dans une situation de précarité extrême.
Selon les informations rapportées par le quotidien L’Union, le Plan national de croissance et de développement (PNCD) accorde une place centrale à quatre tronçons prioritaires : Bifoun-Ndjolé (56 km), Tchibanga-Mayumba (109 km), Nsilé Bifoun (63 km) et Ndendé-Tchibanga (91 km). Malgré leur importance économique, ces chantiers connaissent un coup d’arrêt brutal.
Le cas de l’axe Bifoun-Ndjolé est particulièrement édifiant. Le quotidien souligne que les travaux, confiés à l’entreprise Sogea, sont au point mort. Bien qu’ayant perçu une avance de démarrage de 8 milliards de FCFA, la société française n’a réalisé que 3 km d’enrobé en 11 mois, contre un objectif initial de 20 mois pour l’ensemble du projet.
Des défauts de paiement de l’État à l’origine des retards
Ce manquement aux obligations contractuelles a conduit l’entreprise à quitter les lieux, abandonnant une route jonchée de nids-de-poule béants. « Le défaut de paiement et les factures impayées sont cités comme les causes principales de la démobilisation des entreprises sur le terrain. », note L’Union.
La situation n’est guère meilleure dans le sud du pays. Sur les tronçons Tchibanga Mayumba et Ndendé-Tchibanga, la société chinoise Covec a dû cesser ses activités. L’Union précise que cette démobilisation fait suite à des arriérés de paiement, malgré une avance de 4 milliards de FCFA pour la route reliant les chefs-lieux de la Nyanga et de la Dola.
Enfin, concernant l’axe Nsilé-Bifoun, dont la réhabilitation est intégrée au cadre de la Transgabonaise, les retards de Colas Gabon exaspèrent les populations, alors que le chantier affichait pourtant un taux d’avancement de 80%. Pour les usagers, notamment en cette période de pluies, le calvaire est quotidien, transformant chaque trajet en un véritable parcours du combattant.









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