Madagascar : après le Gabon, le pays impose la tenue traditionnelle tous les vendredis dans l’administration
Depuis le vendredi 31 juillet 2026, les fonctionnaires malgaches ont adopté un nouveau code vestimentaire. Conformément à un décret pris par le gouvernement le 17 juillet dernier, les agents des services publics sont désormais tenus d’arborer la « tenue malgache » à la fin de chaque semaine. Une initiative qui vise avant tout à revaloriser l’identité culturelle nationale au sein des institutions.
D’après le communiqué officiel du Conseil des ministres, le texte définit ce vestiaire comme un ensemble de pièces confectionnées à partir de tissus, de fibres, de motifs ou d’ornements traditionnels, incluant les accessoires associés. Si la loi autorise une adaptation moderne des vêtements pour qu’ils restent fonctionnels, les éléments fondamentaux du patrimoine culturel doivent impérativement être conservés.
Les autorités précisent toutefois que cette exigence s’adapte aux contraintes opérationnelles du service public. Les agents soumis à des contraintes de sécurité, d’hygiène ou au port obligatoire d’un uniforme spécifique restent ainsi exemptés de cette disposition.
Une dynamique régionale impulsée par le pouvoir politique
Portée par le président de la Refondation de la République, le colonel Michaël Randrianirina, cette mesure s’inscrit dans une politique d’affirmation des racines nationales. Madagascar emboîte ainsi le pas à d’autres nations du continent.
Trois mois plus tôt, le 30 avril 2026, le Gabon avait instauré une mesure similaire imposant le port du pagne, du boubou, du wax ou du raphia tous les vendredis dans ses institutions. Bien avant eux, le Burkina Faso avait initié un mouvement comparable en introduisant le Faso Dan Fani dans les établissements scolaires.
Soutien culturel et défis économiques
Si l’initiative salue le patrimoine local, son application soulève déjà des questions d’ordre pratique et économique. Au Gabon, des voix au sein de la fonction publique avaient réclamé une prime d’habillement pour amortir l’achat de ces tenues, dans un marché textile local encore en structuration.
À Madagascar, où la mesure entre désormais dans sa phase active, les prochaines semaines permettront d’évaluer le niveau d’adhésion des agents publics et l’impact réel de ce texte sur l’économie de la mode locale.
Heldy Oyono, Journaliste stagiaire










GMT TV
Erreur 403 : The request cannot be completed because you have exceeded your quota..
Domain code: youtube.quota
Reason code: quotaExceeded
Erreur : aucune vidéo n’a été trouvée.
Assurez-vous qu’il s’agit d’un identifiant de chaine valide et que la chaine a des vidéos disponibles sur youtube.com.