Luxembourg : Cargolux condamné à 754 millions FCFA pour trafic d’influence au Gabon !
Par une décision de justice en droit pénal des affaires, la 23e chambre correctionnelle du tribunal d’arrondissement de Luxembourg a homologué le mercredi 1er juillet 2026 un jugement sur accord conclu entre le ministère public et la société anonyme Cargolux Airlines International. Cette procédure transactionnelle clôt définitivement les poursuites relatives à des faits matériels qualifiés de trafic d’influence, réprimés par l’article 248§2 du Code pénal.
Selon nos confrères Luxembourgeois, les agissements incriminés se sont déployés dans le cadre d’activités commerciales menées au Gabon sur une période s’étendant de 2010 à 2015. C’est-à-dire sous Ali Bongo Ondimba, alors Président de la République Gabonaise. L’action publique s’est ici articulée exclusivement autour de la responsabilité pénale de la personne morale, excluant de facto toute poursuite individuelle à l’encontre des personnes physiques.
Fin de course pour Cargolux et les Bongo
L’instruction de cette affaire découle directement d’une démarche d’auto-dénonciation encore appelée « self-reporting » initiée volontairement par l’opérateur de fret à la fin de l’exercice 2015. Cette révélation spontanée a été doublée d’une coopération technique et transparente avec les autorités de poursuite tout au long de la phase inquisitoire. En contrepartie de cette soumission consensuelle à la justice, la sentence homologuée prononce une condamnation pécuniaire cumulative.
Cette amende associe une amende pénale et une mesure de confiscation des profits illicites pour un montant global d’environ 1,15 million d’euros, soit l’équivalent de 754 millions de francs CFA. Pour moduler le quantum de la sanction, les magistrats ont pris acte des réformes structurelles promptement déployées par la gouvernance de Cargolux depuis la révélation des faits. Il s’agit entre autres de la refonte intégrale du programme de conformité, le durcissement des audits internes et la mise en œuvre de pare-feux anti-corruption plus rigoureux. Une fin judiciaire qui acte un renouveau pour l’entité.









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