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Libreville : vague de vols et de sabotages de compteurs d’eau à « Derrière la Prison »

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La nuit de mercredi 1er à jeudi 02 juillet 2026 a été particulièrement agitée pour les résidents du quartier Derrière la Prison, situé à proximité de la Mosquée. À la surprise générale, une vague de vols de compteurs d’eau a frappé de plein fouet cette zone résidentielle. Selon les constats rapportés par l’Agence Gabonaise de Presse (AGP), plus d’une dizaine de concessions ont été ciblées par les malfrats, dessinant un périmètre bien précis allant de la Mosquée jusqu’au secteur dit « Terminus ».

Pour les habitants, le réveil a pris des allures de double peine. En plus de la déception sportive de la veille, la réalité matérielle les a rattrapés dès l’aube. Marc, un riverain dépité, témoigne de cette matinée cauchemardesque. « Après avoir passé une sale nuit avec la défaite du Sénégal face à la Belgique (3-2) en Coupe du monde, voilà qu’on se réveille sans compteurs d’eau. Des voleurs sont passés sûrement vers 04h pour commettre leurs forfaits. », a-t-il confié à l’AGP. 

Cette disparition soudaine prive de nombreuses familles d’un accès direct à l’eau potable, transformant les tâches quotidiennes en véritable parcours du combattant.

Des actes de vandalisme inexpliqués

Ce qui intrigue le plus la communauté, c’est que les malfaiteurs ne se sont pas contentés de dérober le matériel. Dans plusieurs cours, des actes de pur sabotage ont été constatés, laissant les victimes dans l’incompréhension la plus totale. C’est notamment le cas de Sandrine, une autre résidente du quartier, qui n’en revient toujours pas.

« Chez moi, ils n’ont pas volé mon compteur : il a été désossé, puis ils l’ont laissé devant ma porte. Je me demande bien pourquoi », s’interroge-t-elle, perplexe face à ce mode opératoire pour le moins étrange.

Un réseau organisé ?

La thèse d’un acte isolé semble s’éloigner à mesure que les langues se délient. Selon des informations concordantes, ce scénario est loin d’être inédit dans les environs. Quelques jours plus tôt, le quartier Derrière l’École Normale avait été le théâtre de méfaits rigoureusement identiques, exécutés selon la même méthode.

Cette répétition laisse craindre l’existence d’un réseau organisé, spécialisé dans le trafic de pièces détachées ou de métaux de récupération. En attendant que la lumière soit faite, la méfiance est désormais de mise chez les riverains, qui réclament une vigilance accrue dans la zone.

Henriette Lembet

Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...

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