A La UneDerniers articlesSOCIETE

Libreville : essence et gasoil se raréfient, les automobilistes confrontés au rationnement

Ecouter l'article

Depuis plusieurs jours, s’approvisionner en carburant devient un véritable parcours d’obstacles à Libreville. Plusieurs stations-service connaissent des ruptures de gasoil ou d’essence, tandis que certains points de vente encore approvisionnés limiteraient les quantités servies, avec des plafonds pouvant atteindre 10 000 FCFA par véhicule. Une situation également documentée ce 1er octobre par la presse locale pour le gasoil, mais dont l’origine et l’ampleur restent difficiles à établir en l’absence, à ce stade, d’explications publiques précises des autorités compétentes et des opérateurs du secteur.

Après les délestages électriques, Libreville fait face à une nouvelle perturbation énergétique. Depuis la fin du mois de septembre, les files de véhicules s’allongent aux abords de plusieurs stations-service de la capitale. Pour certains automobilistes, la recherche de carburant impose désormais de parcourir plusieurs quartiers avant de trouver une station approvisionnée. Ce jeudi 1er octobre, Échos de l’Éco rapporte notamment des ruptures de gasoil constatées aux Charbonnages, à Bessieux, à La Peyrie, à Supergros ou encore au Carrefour Hassan entre le 30 septembre et le début de journée du 1er octobre.

Des stations en rupture et des ventes rationnées

Sur le terrain, les situations varient d’une station à l’autre. Certains automobilistes se heurtent à l’absence de gasoil, d’autres à celle de l’essence. Dans les stations disposant encore de carburant, des restrictions seraient appliquées afin de servir un maximum d’usagers. Des plafonds de l’ordre de 10 000 FCFA sont notamment rapportés. Faute de communication officielle détaillant les modalités de ces limitations, il reste toutefois difficile de déterminer si elles résultent d’instructions générales ou de décisions prises localement par les exploitants pour gérer leurs stocks.

middle ban bien plus que du sport

Le problème dépasse rapidement le seul inconfort des automobilistes. Taxis, transporteurs, livreurs, entreprises disposant de groupes électrogènes et professionnels utilisant quotidiennement des véhicules dépendent directement de la disponibilité du carburant. La situation est d’autant plus sensible que le Grand Libreville traverse parallèlement une période de délestages électriques liée notamment à l’indisponibilité d’une ligne de transport d’électricité. Pour les entreprises ayant recours aux groupes électrogènes afin de maintenir leur activité, une difficulté simultanée d’accès au gasoil pourrait donc accroître les perturbations.

Une crise dont les causes restent à expliquer

À ce stade, la prudence s’impose toutefois sur le diagnostic. Les ruptures constatées ne permettent pas, à elles seules, de déterminer s’il s’agit d’une pénurie générale, d’un problème d’approvisionnement, d’une difficulté logistique ou d’une tension temporaire dans la distribution. La recherche effectuée par Gabon Media Time n’a pas permis d’identifier, à l’heure de publication, une communication officielle récente établissant précisément l’origine de la situation.

C’est pourtant cette information qu’attendent prioritairement les consommateurs. Quels volumes sont actuellement disponibles ? Les dépôts disposent-ils de stocks suffisants ? Les stations sont-elles normalement livrées ? Pourquoi certains points de vente sont-ils à sec tandis que d’autres rationnent leurs clients ? Et surtout, dans quel délai un retour à un approvisionnement normal peut-il être attendu ? Autant de questions auxquelles seule une communication documentée des autorités et des acteurs de la chaîne pétrolière peut apporter des réponses fiables.

Après l’électricité, le carburant sous tension

Cette situation intervient dans une période particulièrement délicate pour l’activité économique du Grand Libreville. Les délestages électriques perturbent déjà depuis septembre les ménages et les entreprises. Ajouter à ces difficultés une tension prolongée sur l’approvisionnement en carburant pourrait affecter davantage le transport des personnes et des marchandises, les activités commerciales et les capacités de production des entreprises.

L’urgence est donc autant logistique qu’informationnelle. Même lorsqu’une difficulté d’approvisionnement est temporaire, l’absence d’informations précises favorise les files d’attente, les achats de précaution et les inquiétudes, susceptibles à leur tour d’accentuer la pression sur les stocks disponibles. À Libreville, alors que les automobilistes passent désormais d’une station à l’autre à la recherche d’essence ou de gasoil, la première attente est donc simple : savoir ce qui se passe, pourquoi le carburant se raréfie et quand l’approvisionnement redeviendra normal.

Lyonnel Mbeng Essone

Rédacteur en chef adjoint, je suis diplômé en droit privé. J'ai longtemps fourbi mes armes dans les cabinets juridiques avant de me lancer dans le web journalisme. Bien que polyvalent, je me suis spécialisé sur les questions sociétés, justice, faits-divers et bien sûr actualités sportives.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

GMT TV

Ce message d’erreur est visible uniquement pour les administrateurs/administratrices de WordPress.

Erreur 403 : The request cannot be completed because you have exceeded your quota..

Domain code: youtube.quota
Reason code: quotaExceeded

Erreur : aucune vidéo n’a été trouvée.

Assurez-vous qu’il s’agit d’un identifiant de chaine valide et que la chaine a des vidéos disponibles sur youtube.com.

Bouton retour en haut de la page