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Mouila : elle vole 80 000 FCFA et les documents de son compagnon endormi, 12 mois de prison

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Une jeune Gabonaise de 20 ans, Fatima Moussavou, a été reconnue coupable de vol par le Tribunal de première instance de Mouila, après avoir soustrait le sac d’un ressortissant marocain avec lequel elle entretenait une relation. Les faits, survenus le 26 août 2026 dans un hôtel de la capitale provinciale de la Ngounié, portent notamment sur environ 80 000 FCFA ainsi que plusieurs documents administratifs. Poursuivie initialement pour vol, elle a été condamnée à 12 mois d’emprisonnement, dont six assortis du sursis, et à 50 000 FCFA d’amende.

Une soirée entre deux partenaires s’est achevée devant la justice à Mouila. Jeudi 24 septembre 2026, Fatima Moussavou, 20 ans, sans emploi et domiciliée à Bavanga, dans le 2e arrondissement de Mouila, a comparu devant le Tribunal de première instance pour répondre du vol commis au préjudice de S.Z., un ressortissant marocain de 30 ans présenté comme entrepreneur. Selon les éléments exposés à l’audience, les deux protagonistes se connaissaient et se seraient retrouvés à l’occasion d’un passage de l’homme à Mouila. Après une soirée arrosée, ils se sont rendus dans un établissement hôtelier où ils ont pris une chambre.

Un sac emporté pendant le sommeil de la victime

Fortement éprouvé par l’alcool, S.Z. se serait rapidement endormi. C’est à ce moment que la jeune femme aurait profité de son sommeil pour s’emparer de son sac. Celui-ci contenait, selon le récit présenté devant la juridiction, environ 80 000 FCFA ainsi que plusieurs documents administratifs, parmi lesquels son passeport et sa carte de séjour.

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Avant de quitter les lieux, Fatima Moussavou aurait également verrouillé la porte de la chambre, laissant l’homme à l’intérieur. Celui-ci n’aurait pu sortir que grâce à l’intervention d’un responsable de l’établissement. L’affaire a ensuite donné lieu à une enquête préliminaire ayant conduit à l’interpellation de la jeune femme.

Des difficultés financières invoquées devant le tribunal

À la barre, la prévenue a reconnu les faits. Pour expliquer son geste, elle a évoqué des difficultés financières et reproché à son compagnon de ne pas toujours répondre à ses sollicitations d’argent alors qu’elle se trouvait, selon ses déclarations, dans un besoin pressant. Cette explication n’a toutefois pas remis en cause la matérialité du vol qu’elle reconnaissait.

Une autre difficulté est apparue concernant les documents administratifs contenus dans le sac. Interrogée sur le passeport et la carte de séjour de S.Z., Fatima Moussavou a affirmé les avoir perdus, indiquant au président du Tribunal qu’elle ignorait désormais où ils se trouvaient. Une situation particulièrement préjudiciable pour leur propriétaire, ces documents étant nécessaires à la régularité de son séjour et à ses déplacements.

Le parquet réclamait deux ans de prison ferme

Dans ses réquisitions, le procureur de la République a demandé au Tribunal de requalifier les faits en vol aggravé. Le ministère public a également requis une peine de deux ans d’emprisonnement ferme contre la jeune prévenue, soit une sanction sensiblement plus lourde que celle finalement prononcée.

Après délibération, le Tribunal n’a pas suivi le parquet sur la qualification juridique sollicitée. Fatima Moussavou a finalement été reconnue coupable de vol et condamnée à 12 mois d’emprisonnement, dont six mois assortis du sursis. La juridiction lui a également infligé une amende de 50 000 FCFA.

Des documents toujours introuvables

Au-delà de la condamnation pénale, l’affaire laisse subsister une difficulté concrète pour S.Z. : ses documents administratifs n’auraient toujours pas été retrouvés. Le ressortissant marocain demeure ainsi à Mouila dans l’attente de pouvoir régulariser sa situation documentaire avant de poursuivre son déplacement.

Cette affaire rappelle ainsi qu’au-delà de la valeur financière d’un bien dérobé, la disparition de documents d’identité ou de séjour peut produire des conséquences administratives durables pour la victime. Pour Fatima Moussavou, les 80 000 FCFA soustraits au cours de cette nuit du 26 août auront finalement conduit à une condamnation à une peine d’emprisonnement dont six mois ferme.

Henriette Lembet

Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...

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