Libreville : avec la fin des pluies, quid de la reprise des travaux des voies secondaires ?
Alors que la qualité des infrastructures routières demeure l’un des principaux indicateurs du développement dans un pays, l’état de nombreuses voies secondaires à Libreville continue de compliquer le quotidien des habitants. Si les fortes précipitations ont souvent été avancées comme principale justification du ralentissement ou de l’arrêt des chantiers, la fin progressive de la saison des pluies à Libreville ravive une interrogation dans l’esprit des populations. Quand reprendront les travaux des voies secondaires interrompus depuis plusieurs mois ?
Pour de nombreux Gabonais, le moment est venu de voir les promesses se transformer en réalisations concrètes. Et pour cause, ces dernières années, plusieurs zones du Grand Libreville ont bénéficié d’importants travaux d’aménagement. Des quartiers comme Derrière l’École normale supérieure (ENS), la zone de l’Épicerie ou encore le tronçon d’Alalango dans le 1er arrondissement ont vu leur accessibilité s’améliorer grâce à la réhabilitation de certaines voies secondaires.
Ces réalisations témoignent de la volonté des autorités d’améliorer les conditions de circulation et de désenclaver plusieurs secteurs urbains. Cependant, ces avancées restent insuffisantes face aux nombreuses attentes qui persistent dans d’autres quartiers où les populations continuent de subir les conséquences de routes fortement dégradées.
Des quartiers toujours plongés dans l’attente
À Bambouchine, par exemple dans le 6ème arrondissement, les habitants peinent à constater la moindre évolution. Le tronçon reliant le carrefour Bambouchine au lycée de Sibang demeure dans un état préoccupant, marqué par des crevasses, des nids-de-poule et une dégradation générale qui complique la circulation des véhicules comme celle des piétons. Même constat au quartier Ancienne Sobraga, derrière Mandarine, où une voie autrefois remise en état ne présente aujourd’hui plus que les stigmates d’une détérioration avancée.
D’autres chantiers semblent également figés dans le temps, notamment derrière l’Hôpital militaire au PK9, à la Cité des médecins ou encore dans la zone dite Chez le 1er Chef. Dans ces secteurs, le panneau annonçant les travaux apparaît désormais davantage comme un souvenir que comme les signes d’un chantier en activité. Si l’arrêt des travaux pour cause de forte pluviométrie est une explication comprise par une grande partie de la population, toutefois, avec plusieurs mois de conditions climatiques plus favorables en perspective, les attentes sont désormais élevées.
Les habitants souhaitent voir les engins reprendre du service, les chantiers avancer et surtout les délais de livraison être respectés. Au-delà de la simple réhabilitation des routes, c’est la question de l’amélioration durable du cadre de vie qui est posée. Les regards sont désormais tournés vers les autorités et les responsables des projets d’infrastructures, appelés à répondre à une demande simple mais essentielle notamment offrir aux gabonais des routes praticables en toutes saisons.









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