Grand Libreville : trois ministres mobilisés pour l’indemnisation des populations d’Okala
Le gouvernement veut éviter que l’aménagement de la voie de contournement de l’aéroport à Okala ne se transforme en nouveau foyer de tensions foncières. Mercredi 30 septembre 2026, les ministres Mays Mouissi, Edgard Moukoumbi et Adrien Nguema Mba ont réuni plusieurs administrations et collectivités concernées afin de coordonner le projet. Au cœur des discussions : le choix du tracé, le recensement des personnes et des biens susceptibles d’être affectés et l’évaluation préalable des indemnisations.
Construire une nouvelle infrastructure routière dans une zone fortement urbanisée du Grand Libreville sans reproduire les difficultés liées aux déguerpissements constitue l’équation à résoudre pour les pouvoirs publics. Le projet de voie de contournement de l’aéroport, à Okala, a ainsi mobilisé trois membres du gouvernement : Mays Mouissi, ministre en charge du Logement et de l’Urbanisme, Edgard Moukoumbi, chargé des Travaux publics, et Adrien Nguema Mba, ministre de l’Intérieur. Étaient également associés le Cabinet militaire de la Présidence de la République, la gouverneure de l’Estuaire, les maires de Libreville et d’Akanda ainsi que l’Agence nationale de l’urbanisme, des travaux topographiques et du cadastre (ANUTTC).
Une 2×2 voies pour contourner la zone aéroportuaire
Le projet concerne notamment l’axe allant de l’ancien dispensaire à Kanal 7 jusqu’au secteur du Delta Postal, où doit être implanté le futur hôpital spécialisé dans la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux. Les aménagements projetés prévoient une route en 2×2 voies accompagnée de voies d’insertion, d’arrêts d’urgence, d’espaces réservés aux taxis et de réseaux intégrés.
L’objectif affiché est notamment de fluidifier les déplacements dans cette partie particulièrement sollicitée de l’agglomération. La zone d’Okala et les abords de l’aéroport constituent en effet un important corridor de circulation entre Libreville et Akanda. Mais l’emprise nécessaire à la réalisation d’une infrastructure de cette dimension pose inévitablement la question des habitations, terrains et activités économiques installés sur les différents tracés envisagés.
Recenser et évaluer avant d’arrêter le tracé
C’est précisément sur cette dimension foncière et sociale que les autorités veulent intervenir en amont. Plusieurs variantes du tracé seraient encore à l’étude afin d’identifier celle susceptible de limiter les conséquences sur les populations et leurs biens. Mays Mouissi a ainsi demandé un recensement précis des familles, constructions et parcelles potentiellement concernées, ainsi qu’une évaluation des indemnisations avant la validation définitive du corridor.
Cette démarche pourrait constituer une étape déterminante pour la conduite du chantier. Le choix d’un tracé ne dépendrait donc plus uniquement des contraintes techniques de l’ouvrage, mais également du nombre de personnes affectées et du coût des compensations correspondantes. L’enjeu sera cependant de garantir que le recensement soit exhaustif, que les droits fonciers puissent être établis et que les modalités d’indemnisation soient connues avant toute libération des emprises.
Ciciba et Lac Bleu–Diba-Diba également concernés
La réunion interministérielle a également permis d’élargir la réflexion à d’autres infrastructures routières envisagées dans le même périmètre urbain. Les projets de Ciciba et de Lac Bleu–Diba-Diba doivent être coordonnés afin d’éviter que plusieurs opérations successives ne conduisent à de nouvelles interventions sur les mêmes zones et, potentiellement, à des démolitions répétées.
Deux secteurs ont été identifiés comme prioritaires : Ancien dispensaire–Kanal 7 et Lac Bleu–Diba-Diba. Deux équipes doivent être déployées simultanément sur le terrain afin d’effectuer les relevés nécessaires, mais également d’informer et de sensibiliser les populations concernées.
Le test de l’indemnisation avant les travaux
La mobilisation simultanée de trois ministères montre que le dossier dépasse largement la seule construction d’une route. Travaux publics, urbanisme, foncier, sécurité et accompagnement des populations devront avancer de manière coordonnée si le gouvernement entend concilier accélération des infrastructures et protection des droits des occupants.
Reste désormais le passage de la méthode annoncée à son application. Le véritable test sera celui du recensement, de la transparence des évaluations et surtout du paiement effectif des indemnisations avant les éventuelles démolitions. Dans un Grand Libreville où les grands travaux rencontrent rapidement la complexité du foncier urbain, la réussite du contournement d’Okala se mesurera autant à la qualité de la route construite qu’à la manière dont auront été traitées les populations situées sur son passage.







GMT TV
Erreur 403 : The request cannot be completed because you have exceeded your quota..
Domain code: youtube.quota
Reason code: quotaExceeded
Erreur : aucune vidéo n’a été trouvée.
Assurez-vous qu’il s’agit d’un identifiant de chaine valide et que la chaine a des vidéos disponibles sur youtube.com.