Gabon : qui pour poursuivre l’œuvre de protection envers la veuve et l’orphelin ?
Chaque 23 juin, la communauté internationale célèbre la Journée mondiale des veuves. Pour notre pays le Gabon, cette date revêt une résonance unique car elle est le fruit direct d’un plaidoyer porté en 2010 à l’ONU par l’ancienne première dame, Sylvia Bongo Ondimba. Pourtant, depuis le coup de libération du 30 août 2023 et la dissolution de la fondation éponyme (FSBO), la cause de ces couches vulnérables semble reléguée au second plan.
La lecture de cette forme de banalisation politique pourrait trouver sa réponse dans la confusion entre l’institution de justice sociale et les destinées de ses instigateurs. Pour faire clair, que Sylvia Bongo Ondimba soit aujourd’hui déchue, condamnée par la justice et installée en exil à Londres importe peu au regard du droit. Étant donné que l’émancipation de la veuve gabonaise face aux spoliations et la protection de l’orphelin ne sauraient être associées au passif d’un clan.
La défense de la veuve et de l’orphelin, un devoir républicain
Le 23 juin 2026 a encore été réduite à une conférence bilan et des annonces sur la formation des acteurs de ladite chaîne. Pourtant les causes sont connues et les effets également. Il est impérieux de cerner que ce combat est un acquis national. Il s’agit du seul prestige onusien inscrit au tableau diplomatique du Gabon. Eu égard au très peu d’engouement institutionnel , l’histoire tend la main aux nouvelles Premières dames du Gabon Zita Oligui Nguema et Anouchka Oligui Nguema.
Présidentes de deux fondations reconnues et financées par l’État Gabonais, ces dernières disposent d’une opportunité en or de transcender les clivages du passé pour ramasser ce flambeau délaissé. Disons-le sans ambages, reprendre cette cause, ce n’est pas réhabiliter l’ancien régime mais plutôt pérenniser l’État de droit. Le Gabon d’aujourd’hui se doit de prouver que sa quête de dignité humaine ne dépend pas des visages au pouvoir. L’idéal serait que plus jamais une veuve ou un orphelin ne se retrouve sans protection au sommet de l’État. À bon entendeur !









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