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Gabon : l’injure contre le Chef de l’État passible de 5 ans de prison !

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Face à la recrudescence de sorties virulentes sur les réseaux sociaux qui portent atteinte à l’autorité sommitale de l’État, le rappel des dispositions répressives s’impose afin que nul n’ignore à quoi il s’expose. Car faut-il rappeler que le Code pénal Gabonais en vigueur dans notre pays consacre une protection stricte de la fonction présidentielle contre tout outrage qui pourrait conduire à 5 ans d’emprisonnement.

Au Gabon, le principe constitutionnel de la liberté d’expression s’incline devant l’impératif de sauvegarde de la dignité des institutions républicaines. Si le débat démocratique autorise la critique saine des actes politiques, la dérive injurieuse, quant à elle, dépasse le seuil de la légalité pénale. D’ailleurs, la fonction de Président de la République bénéficie d’une protection statutaire renforcée, soustrayant son titulaire aux attaques grossières de nature à ébranler le crédit de l’autorité publique.

Le Chef de l’État, un homme lié à la fonction !

Sur le plan normatif national, l’article 158 du Code pénal réprime sévèrement l’outrage envers le Chef de l’État. Cette disposition incrimine tout comportement, écrit, parole ou geste de nature à porter atteinte à l’honneur ou à la délicatesse de la haute fonction. Le texte prévoit une peine principale pouvant atteindre cinq ans d’emprisonnement, assortie d’une amende pécuniaire maximale de 5 000 000 de francs CFA. Mais le législateur a également anticipé la dimension cybernétique du délit.

Puisqu’il est prévu que même la diffusion par voie de tracts ou de vecteurs électroniques, largement constatée sur la toile gabonaise, expose aussi les complices à une peine de deux ans de réclusion.Cependant, la rigueur de la loi pénale se heurte à l’impératif de l’opportunité des poursuites. Car si le ministère public ne s’autosaisit pas, il est quasiment difficile de s’imaginer que le Président de la République lui-même initie une plainte. Or la diligence pour ces cas permettrait que l’inertie processuelle ne consacre un sentiment d’impunité.

Lyonnel Mbeng Essone

Rédacteur en chef adjoint, je suis diplômé en droit privé. J'ai longtemps fourbi mes armes dans les cabinets juridiques avant de me lancer dans le web journalisme. Bien que polyvalent, je me suis spécialisé sur les questions sociétés, justice, faits-divers et bien sûr actualités sportives.

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2 commentaires

  1. Très bonne mesure, à condition qu’il porte plainte !

    C’est dire que mon cousin Poutine serait riche aujourd’hui s’il portait plainte suites aux vagues d’injures qu’il subirait à chaque seconde !
    Et que dire de mon ami Trump ?
    Quant au voisin diplomatique du progressisme à Ciel ouvert, plusieurs procès avec l’Afrique aurait fait des africains des riches en devenir ! Mais c’est l reste toujours mon ami bien que ne partageant pas sa nébuleuses idéologie des valves atrophiées !

    Ils sont nombreux les amis de Mystic, un en Chine et d’autres en occident sur mesure !

    Que vos interprètes du droit sachent bien distinguer  » Crilin  » et une injure !
    Autrement dit, qualifier ce n’est pas toujours injurier : dites ça à vos policiers dont certains n’agiraient que sous l’effet de leurs propres émotions !

    Vive la dictature des marabouts qui luttent pour impressionner le Prince afin de conserver leurs fauteuils !
    A croire que plusieurs conseils des ministres ne seraient que des instants élogieux !

    1. Très bonne mesure, à condition qu’il porte plainte !

      C’est dire que mon cousin Poutine serait riche aujourd’hui s’il portait plainte suites aux vagues d’injures qu’il subirait à chaque seconde !
      Et que dire de mon ami Trump ?
      Quant au voisin diplomatique du progressisme à Ciel ouvert, plusieurs procès avec l’Afrique auraient fait des africains des riches en devenir ! Mais c’est l reste toujours mon ami bien que ne partageant pas sa nébuleuses idéologie des valves atrophiées !

      Ils sont nombreux les amis de Mystic, un en Chine et d’autres en occident sur mesure !

      Que vos interprètes du droit sachent bien distinguer  » Crilin  » et une injure !
      Autrement dit, qualifier ce n’est pas toujours injurier : dites ça à vos policiers dont certains n’agiraient que sous l’effet de leurs propres émotions !

      Vive la dictature des marabouts qui luttent pour impressionner le Prince afin de conserver leurs fauteuils !
      A croire que plusieurs conseils des ministres ne seraient que des instants élogieux !

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