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Gabon : les réseaux sociaux bientôt interdits aux moins de 16 ans ! 

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Les jeunes de moins de 16 ans vivant sur le territoire national gabonais pourraient se voir interdire d’accès aux réseaux sociaux dans les prochains jours. C’est l’une des orientations présentées et défendues ce jeudi 19 mars 2026 devant les diplomates par le ministre de la communication et des médias Germain Biahodjow. Ce projet d’ordonnance ambitionne de protéger les mineurs des nombreuses dérives observées sur les réseaux sociaux. 

Un mois après la suspension des réseaux sociaux, le gouvernement s’active à paramétrer un cadre normatif devant faciliter la régulation des espaces numériques. Au nombre des innovations notables, l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans. Cette mesure sera implémentée aux prérogatives du projet d’ordonnance portant modification de la loi N°014/2023 portant réorganisation de la Haute Autorité de la Communication (HAC). Selon le membre du gouvernement, cette avancée devrait permettre de garantir l’ordre public, l’équité démocratique et de renforcer la surveillance des plateformes numériques et réseaux sociaux. 

Après la suspension, place à l’action !

À l’instar de la France et d’autres grandes démocraties, le Gabon a décidé de passer à la vitesse supérieure face à l’urgence de protection des mineurs. Désormais il s’agira pour ces utilisateurs mineurs désireux de s’inscrire d’obtenir le consentement obligatoire d’un tuteur légal. Un acte qui vient durcir l’accès aux réseaux sociaux pour ces derniers qui pouvaient s’y rendre sans difficulté et en général à l’insu des parents. Ce qui mettait ces jeunes abonnés devant toutes formes de violences partagées dans les contenus. Notamment des contenus publicitaires à caractères pornographiques. 

De leur côté les plateformes auront la responsabilité de s’assurer que les âges entrés soient vrais à travers des mécanismes de contrôles stricts. S’ils ne se plient pas à ces exigences, des sanctions sont prévues. En effet, les plateformes contrevenantes s’exposent à des risques d’amendes allant jusqu’à 4% de leur chiffre d’affaires national. En fixant la majorité numérique à 16 ans, c’est une façon de renforcer la protection des jeunes contre le cyberharcèlement et d’encadrer l’accès des mineurs aux réseaux sociaux. 

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Un commentaire

  1. La décision semblerait bonne bien qu’elle irait en opposition aux lois liberticides où notamment l’on interdirait que le mariage entre deux sujets de mêmes sexes au lieu d’interdire l’homosexualité. Une bipolarité manifeste des revirements constants d’un groupuscule qui ne plus où il va : des girouettes ?
    A noter que lorsqu’on veut mettre de l’ordre c’est pour tous et non pas dans le subtile objectif de s’autoproteger : dites où vous voulez vous rendre et vos actions vous y mèneront !!!
    Pays riches peuple pauvre dont un  » capital humain  ». A croire que l’Homme soit ainsi considéré comme du bétail, à l’image des pères de ce négrier concept ! Oui, parler des ressources humaines est sémantiquement aux antipodes du capital humain, si bien que ce lexique serait admis par un collègue dont le pilotage sémantique serait désormais en régression significative, au même titre que leurs expressions progressistes  » révolutionnaires  »…
    La majorité au Gabon est 18 ans, exceptions près. Mais pourquoi en faire une généralité au point d’y inclure le mineur émancipé ?
    Toutefois, on peut aussi se tromper. Ainsi, à la gouvernance d’apporter plus d’éclairages sur ces points….
    La loi à deux vitesses ?

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