Gabon : les industries extractives affichent un bilan négatif en 2025
Les industries extractives présentent un bilan globalement négatif en 2025, malgré une amélioration observée au dernier trimestre. Selon la note de conjoncture sectorielle, la production du secteur a progressé de 4,4 % au quatrième trimestre, portée par une contribution simultanément positive du pétrole, du manganèse et du gaz naturel. Toutefois, cette embellie de fin d’année ne suffit pas à inverser la tendance annuelle, la production globale affichant un repli de 2,7 % sur l’ensemble de l’année.
L secteur pétrolier, pilier des activités extractives, enregistre une performance contrastée. Après trois trimestres de baisse, la production rebondit légèrement de 1,6 % au quatrième trimestre grâce à une meilleure disponibilité des équipements et à l’optimisation des champs. Néanmoins, sur l’ensemble de l’année, la production recule de 2,9 %, en décalage avec les prévisions initiales des opérateurs. Cette contre-performance souligne les limites opérationnelles et la difficulté à maintenir les niveaux de production dans un contexte de maturité des gisements.
Le gaz, pilier du secteur
Si la production trimestrielle de manganèse progresse nettement de 10,8 %, soutenue par les performances des sites de Moanda et Franceville, le bilan annuel reste négatif avec une baisse de 2,5 %. Cette situation s’explique principalement par des contraintes logistiques, notamment dans l’acheminement du minerai vers le port d’exportation. Ainsi, malgré un potentiel productif avéré, les insuffisances infrastructurelles continuent de peser sur la compétitivité du secteur.
Le gaz naturel constitue quant à lui la seule composante affichant une évolution annuelle positive, avec une hausse de 1,2 %, et une forte progression trimestrielle de 14,1 %, liée à une demande dynamique et à une réduction des incidents techniques. Malgré cette performance, elle demeure insuffisante pour compenser les replis observés dans les autres segments. En somme, le secteur extractif du pays illustre en 2025 une reprise ponctuelle mais fragile, marquée par des contraintes structurelles qui freinent sa contribution durable à la croissance économique.










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