Gabon : le lieutenant Kelly Ondo reconverti en coach en motivation
Figure connue du paysage public gabonais, Kelly Ondo Obiang amorce un nouveau tournant de sa trajectoire personnelle et professionnelle. C’est par le biais d’une publication sur facebook datée du 12 avril 2026, qu’il a annoncé sa reconversion comme coach de motivation et mentor en transformation personnelle, professionnelle, éthique et citoyenne. Un changement qui intervient après plusieurs années marquées par une forte médiatisation de son parcours judiciaire et suscite déjà des réactions dans l’opinion publique nationale.
Dans une déclaration publiée sur sa page facebook officielle, l’ancien militaire affirme vouloir consacrer cette nouvelle étape à l’accompagnement de la jeunesse. De ce fait, Kelly Ondo Obiang se présente désormais comme un guide engagé pour une génération qu’il souhaite plus disciplinée, résiliente et responsable. Et ce en mettant en avant des valeurs de leadership, de citoyenneté et de développement personnel.« Ici je crée un espace de mentorat, d’inspiration, et d’action soft et hard skills pour celles et ceux qui refusent la passivité» a-t-il indiqué.
Un nouveau départ après un passé judiciaire lourd
Cette annonce de reconversion a suscité des réactions contrastées. En effet, certains saluent une démarche de reconstruction personnelle et de réinsertion sociale. D’autres expriment des réserves au regard de son passé judiciaire, qui soulèvent des interrogations dans l’opinion. Une chose est évidente, cette nouvelle orientation place Kelly Ondo Obiang au centre de l’actualité nationale. Et ouvre la voie à la question de la réinsertion après une période de détention.
Pour rappel, le 12 août 2025, lors d’un Conseil des ministres présidé par le président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, Kelly Ondo Obiang a bénéficié d’une mesure d’amnistie. Cette décision s’inscrivait dans un cadre de réconciliation nationale et de réhabilitation progressive. Avant cela, il avait passé sept années en isolement après sa condamnation le 1er juillet 2021 par la Cour spéciale militaire de Libreville. Écopant de 15 ans de prison et d’une amende de 31 millions de francs CFA pour association de malfaiteurs, séquestration arbitraire et atteinte à la sûreté intérieure de l’État.









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