Gabon : la production pétrolière en baisse de 3 % en 4ème trimestre 2025
Le secteur pétrolier gabonais, poumon de l’économie nationale, affiche des résultats contrastés pour l’année écoulée. Selon les dernières statistiques de la Direction générale de l’Économie et de la Politique fiscale, relayées par le site Direct Infos Gabon, la production nationale a enregistré un repli global malgré un sursaut technique en fin d’année.
Le bilan chiffré révèle une baisse de près de 3 % de la production totale, qui s’établit désormais à environ 11,2 millions de tonnes. Ce résultat marque un coup d’arrêt par rapport à la dynamique de l’année 2024, où la production s’était appréciée de 3,1 % pour atteindre 11,5 millions de tonnes métriques soit environ 84 millions de barils. À l’époque, cette croissance était portée par la mise en service de nouveaux gisements et le reconditionnement de puits anciens.
Un décalage avec les prévisions
Cette contre-performance de 2025 place le secteur en net déphasage avec les ambitions affichées. En début d’année, les opérateurs pétroliers tablaient sur une hausse de 3 %. La réalité du terrain, marquée par des défis techniques et géologiques, a finalement inversé la tendance, privant l’État de volumes de brut initialement projetés.
Une lueur d’espoir au quatrième trimestre
Toutefois, tout n’est pas sombre dans le tableau statistique présenté par Direct Infos Gabon. Après trois trimestres consécutifs de morosité, l’activité a montré des signes de résilience. À la fin du quatrième trimestre 2025, la production s’est redressée de 1,6 %.
Cette « petite performance » de fin de parcours s’explique principalement par deux facteurs techniques notamment une meilleure disponibilité des équipements de surface et une optimisation accrue des champs matures.
Si ce rebond technique permet de limiter la casse, il souligne la nécessité constante d’investissements pour maintenir le rendement des infrastructures. Pour les autorités et les partenaires industriels, l’enjeu des prochains mois sera de transformer cette reprise trimestrielle en une tendance durable pour l’année 2026.









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