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Gabon : le gouvernement sonne la fin de l’exportation de l’Iboga et ses dérivés

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Le gouvernement gabonais entend interdire l’exportation de l’Iboga et de l’ensemble de ses dérivés, quelle que soit leur forme et qu’elle soit réalisée par une personne physique ou morale. Portée par le ministère de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, chargé de la Vie associative, cette disposition figure dans un projet de décret visant à renforcer la protection de cette ressource végétale, mais également à préserver le patrimoine culturel et les savoirs traditionnels qui lui sont associés. Les contrevenants s’exposeraient aux sanctions prévues par les législations pénale, forestière et douanière en vigueur.

Au-delà de sa dimension réglementaire, la mesure place l’Iboga à la croisée de plusieurs enjeux : protection d’une ressource végétale, sauvegarde des connaissances traditionnelles et maîtrise de son exploitation. Le texte fourni retient une interdiction particulièrement large puisqu’elle vise « l’Iboga et l’ensemble de ses dérivés », « sous quelque forme que ce soit ». Il ne mentionne, dans cet extrait, aucune exception ou régime dérogatoire à cette interdiction.

Une interdiction visant l’Iboga comme ses dérivés

Le projet de décret ne se limite donc pas à l’exportation de la plante à l’état brut. Sa rédaction étend l’interdiction à l’ensemble de ses dérivés, indépendamment de leur présentation. De même, son champ d’application englobe aussi bien les particuliers que les entreprises, associations ou autres personnes morales susceptibles d’intervenir dans l’exportation.

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L’objectif affiché est double. Il s’agit d’abord de « renforcer la protection de cette ressource végétale », mais également d’assurer « la préservation du patrimoine culturel et des savoirs traditionnels qui lui sont associés ». Cette deuxième dimension confère au dispositif une portée dépassant la seule gestion d’une ressource naturelle : l’Iboga est également appréhendé à travers l’héritage culturel gabonais auquel il est rattaché.

Des sanctions pénales, forestières et douanières

Le gouvernement entend par ailleurs donner une portée coercitive à l’interdiction. Toute violation exposerait son auteur aux sanctions prévues par les législations pénale, forestière et douanière en vigueur. Le passage disponible ne précise toutefois ni les infractions susceptibles d’être retenues ni les peines correspondantes.

Plusieurs éléments devront également être précisés lors de l’entrée en vigueur du dispositif, notamment les modalités de contrôle, les produits exactement considérés comme des dérivés de l’Iboga et l’articulation de cette interdiction avec les éventuelles activités de recherche, de transformation ou de valorisation réalisées au Gabon. En posant le principe d’une interdiction générale d’exportation, le projet de décret affirme en tout cas une orientation claire : conserver sur le territoire national une ressource dont la protection est désormais directement associée à celle du patrimoine culturel et des savoirs traditionnels gabonais.

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