Gabon : le CESEC ouvre le chantier de la reconnaissance des terres ancestrales
Les travaux de la deuxième session ordinaire du Conseil Économique, Social, Environnemental et Culturel (CESEC) se sont ouverts sous le signe d’une transition mémorielle et juridique majeure ce 1er septembre 2026. Prenant la parole conformément à l’article 151 de la Constitution, le président de l’institution, Guy Bertrand Mapangou, a fixé le cap des réflexions qui occuperont les conseillers durant les prochaines semaines.
Au cœur des débats inscrits à l’ordre du jour figure la question de la réconciliation entre le droit positif et le patrimoine foncier traditionnel. Saluant la présence des autorités gouvernementales, Guy Bertrand Mapangou a dévoilé le premier thème des travaux, intitulé : « Reconnaissance et protection des terres ancestrales et sites sacrés par le droit positif : enjeux et nécessaire régulation. »
Pour le président du CESEC, l’urgence impose d’extraire la terre de sa simple dimension commerciale. Il a notamment appelé les commissaires à regarder le sol « non pas seulement comme une ressource marchande, mais comme le berceau de notre identité ». Face aux ambiguïtés qui opposent régulièrement l’immatriculation foncière d’État aux usages coutumiers, l’institution entend explorer la coexistence de deux modèles juridiques afin de préserver la paix sociale et la mémoire collective.
L’impulsion de la société civile
Cette démarche trouve son origine dans la mobilisation directe du tissu associatif et des communautés autochtones, en particulier la Fédération ALOAGNI et l’ONG Les Écologistes du Gabon. Le président a rappelé l’interpellation lancée par ces acteurs pour adapter le cadre légal gabonais aux standards internationaux. L’enjeu est de déterminer comment le droit fondé sur la domanialité publique peut sécuriser les transactions tout en assurant « la reconnaissance effective des terres ancestrales et sites sacrés (…) conformément à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones de 2007 ».
Dépassant le strict volet juridique, Guy Bertrand Mapangou a plaidé pour un acte symbolique fort, demandant « l’institution d’une Journée Nationale fériée dédiée à nos ancêtres », afin de rééquilibrer le calendrier des fêtes nationales aux côtés des confessions religieuses déjà établies.
Rigueur et portée des recommandations
Rappelant l’exigence de neutralité qui incombe aux conseillers, le patron du CESEC a martelé que la crédibilité des avis transmis à l’exécutif dépendra de leur objectivité. « Notre responsabilité est d’autant plus grande que les avis et recommandations que nous adopterons contribueront à éclairer, sans nul doute, les plus hautes autorités de l’État », a-t-il affirmé, enjoignant l’assemblée à dépasser les clivages.
C’est en formulant le vœu d’une réflexion ancrée dans le réel que Guy Bertrand Mapangou a déclaré ouverts les travaux de cette session 2026, concluant son allocution par un appel vibrant : « Vive nos ancêtres ! Et pour que vive le Gabon éternel. »










GMT TV
Erreur 403 : The request cannot be completed because you have exceeded your quota..
Domain code: youtube.quota
Reason code: quotaExceeded
Erreur : aucune vidéo n’a été trouvée.
Assurez-vous qu’il s’agit d’un identifiant de chaine valide et que la chaine a des vidéos disponibles sur youtube.com.