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Gabon : lancement de la phase II de la formation au Système de riziculture intensif

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Dans le cadre de la stratégie nationale visant l’autosuffisance alimentaire, la station d’expérimentation rizicole de Kougouleu a accueilli, ce lundi 20 avril 2026, le lancement officiel de la phase II de la formation au Système de riziculture intensif (SRI). Cette initiative, portée par l’Institut de recherches agronomiques et forestières (IRAF) avec l’appui technique de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), s’est déroulée en présence du directeur des Semences du ministère de l’Agriculture, a constaté l’Agence gabonaise de presse (AGP).

Le constat est sans appel : le Gabon importe actuellement plus de 95 % de sa consommation de riz. Face à cette dépendance, la Stratégie nationale de développement de la riziculture (SNDR) s’est fixé un objectif ambitieux : réduire de moitié les importations d’ici 2033. « Le riz est au centre de notre alimentation. C’est à nous, chercheurs, formateurs, producteurs et coopératives, de relever ce défi », a martelé le Pr C. Roland Zinga, directeur de l’IRAF, lors de son allocution.

Bien que trois nouvelles variétés de riz aient été récemment homologuées, le Pr Zinga a insisté sur le fait que la technologie seule ne suffit pas. Le succès repose sur le capital humain, à savoir des acteurs capables de maîtriser l’ensemble de la chaîne, de la culture à la commercialisation.

Des coopératives d’élite sur le terrain

Une vingtaine de coopératives, sélectionnées sur la base de leur mérite, participent à cette session intensive de quatre jours. L’encadrement est assuré par des experts dont la mission est de transmettre les rudiments du SRI pour maximiser les rendements.

L’enjeu est également diplomatique et technique. Selon le Dr Yonnelle Déa Moukoumbi, responsable du programme semencier, les résultats devront être probants avant la visite, en mai prochain, du secrétaire général de la KAFACI (Initiative de coopération alimentaire et agricole Corée-Afrique).

Enfin, le directeur des Semences, Séverin Arnaud Bibang, a réaffirmé le soutien du ministère de l’Agriculture à tout projet visant à accroître la production nationale, soulignant que cette dynamique doit s’étendre au-delà du riz, touchant également le manioc et la banane pour garantir la sécurité alimentaire du pays.

Henriette Lembet

Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...

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