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Gabon : vers un objectif de 1 197 milliards d’investissements étrangers d’ici 2030

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Le Gabon affiche de grandes ambitions économiques pour la période 2026-2030. À travers son Plan national de croissance et de développement (PNCD), le pays entend mobiliser 4 536 milliards de FCFA afin de financer sa transformation économique et accélérer la modernisation de ses infrastructures. Pour atteindre cet objectif, les autorités misent sur une stratégie de financement mixte combinant ressources publiques, partenariats public-privé (PPP), mobilisation du secteur privé et recours accru aux capitaux étrangers. Dans cette dynamique, il y a la volonté de capter plus de 1 197 milliards de FCFA d’investissements directs étrangers (IDE), considérés comme un levier pour soutenir la croissance.

Cette stratégie explique la multiplication des déplacements diplomatiques et économiques du président de la République à l’étranger, mais aussi l’intensification des rencontres avec les bailleurs internationaux et les investisseurs privés. Libreville cherche à renforcer son attractivité dans des secteurs prioritaires comme l’énergie, les infrastructures routières, le logement, l’agriculture, les mines ou encore le numérique. L’objectif est d’attirer des partenaires capables d’accompagner la mise en œuvre des projets structurants du PNCD. Les autorités espèrent ainsi doubler les flux d’IDE d’ici 2030 et accroître significativement la participation du secteur privé dans le financement de l’économie nationale.

Une stratégie de financement en quatre piliers

Le premier pilier du PNCD repose sur les ressources propres de l’État, estimées à 2 045 milliards de FCFA, soit près de la moitié de l’enveloppe globale. Le gouvernement prévoit notamment d’augmenter les recettes hors pétrole de 14,8 % du PIB en 2025 à 21,6 % en 2030 grâce à une meilleure mobilisation fiscale. Parallèlement, les dépenses d’investissement devraient progresser de 3,1 % à 11,2 % du PIB entre les périodes 2021-2025 et 2026-2030. Le deuxième levier concerne les financements extérieurs évalués à 1 276 milliards de FCFA. Ceux-ci incluent les prêts concessionnels, les financements verts, les concours des bailleurs internationaux ainsi que les investissements étrangers destinés à soutenir les grands chantiers nationaux.

Les partenariats public-privé constituent le troisième pilier du dispositif avec une contribution attendue de 1 197 milliards de FCFA. Ces investissements devraient permettre de financer les infrastructures énergétiques, les routes, les ports, les chemins de fer ainsi que les projets industriels et miniers. Le PNCD prévoit également un important soutien au financement des PME-PMI à travers la Banque gabonaise de développement, la Caisse des dépôts et consignations, le Fonds d’appui aux PME ou encore les mécanismes de garantie et de capital-risque. Le Gabon ambitionne ainsi de doubler le taux d’investissement national, de renforcer le crédit au secteur privé et de faire des investissements étrangers un levier essentiel de son développement. 

Karl Makemba

Engagé et passionné, Karl Makemba met son expertise et sa plume au service d’une information rigoureuse et indépendante. Fidèle à la mission de Gabon Media Time, il contribue à éclairer l’actualité gabonaise avec une analyse approfondie et un regard critique. "La liberté d'expression est la pierre angulaire de toute société libre." – Kofi Annan

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Un commentaire

  1. Il semblerait y avoir un problème de logique budgétaire à long terme car ces données ne selent pas tenables ! Soit le gouvernement diffuse des fausses prévisions aux fins politiques, soit nos cerveaux seraient certainement en plein déclic !
    Il semblerait qu’il n’y ait rien de sérieux avec ces données car complètement hors sol de la logique budgétaire stratégique ! Et comme les redressements existent, tout le monde pourrait maintenant avancer tout et n’importe quoi !
    Toutefois, s’agissant de l’intervalle prévisionnel d’action, cela semblerait simplement être un discours politique qu’un véritable engagement car ce type d’approche freine souvent la volonté de promouvoir l’efficience bien que l’efficacité demeure toujours illusoire !
    Comme le disait Mystic sur un autre media, c’est tellement facile de comprendre combien l’on se moque des priorités des populations gabonaises en misant non pas sur l’urgence mais sur ses propres intérêts électorales ! Comment annoncer une telle ineptie si ce n’est dans l’optique de ridiculement politiser l’urgence ?
    Cette attitude bien que suspecte du comportement malicieux de dame SEEG susciterait plusieurs interrogations sur son management actuel. D’une part des coupures inopinées et quasi virales de l’électricité endeuillant quotidiennement plusieurs familles jamais dédommagés, si bien qu’elles auraient presque perdus une part importante de ce qui leurs resterait comme équipements ménagers ! Mais, sans toujours s’en soucier, elle coupe et coupe sans fois ni loi car dit-on  » le pays est en chantier  » : ironie du sort !
    Il avait pourtant été signifié que le retour à la stabilité salariale des agents de la SEEG aurait définitivement atteint les objectifs prévus : mais encore de la piudre aux yeux car cette scène de la transition avait réussi à faire rire des abeilles !
    Concentrez-vous sur le job, sinon faites de la  »politique privée  » à voix de chœurs !
    Vous pouvez maintenant  » Couper  » !
    SEEG, tu me dois toujours mon ordinateur que tu as impunément détruit !

    Courage tout de même !

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