Kambamongo : depuis près de dix ans, un dispensaire sans infirmier laisse les habitants livrés à eux-mêmes
À une douzaine de kilomètres de Mbigou, chef-lieu du département de la Boumi-Louetsi, le village de Kambamongo dispose d’un bâtiment destiné aux soins de santé. Pourtant, depuis près de dix ans, aucun infirmier n’y est affecté. Une situation d’autant plus interpellante qu’il a été confié à Gabon Media Time que cette petite bourgade serait le village d’origine de Zita Oligui Nguema.
À Kambamongo, petite localité située à environ 12 kilomètres de Mbigou, dans la province de la Ngounié, le bâtiment du dispensaire existe bel et bien. Mais derrière ses murs, aucun personnel soignant n’accueille les patients. Depuis le départ à la retraite du dernier infirmier, originaire du village, il y a près d’une décennie, le centre de santé est resté sans agent affecté.
Un bâtiment entretenu, mais toujours vide
Des habitants rencontrés sur place expliquent qu’il leur est régulièrement demandé de nettoyer les abords du bâtiment, notamment en débroussaillant autour du dispensaire. À chaque fois, l’espoir renaît de voir un infirmier enfin affecté dans le village.
Mais, selon eux, aucune suite concrète n’est donnée. « On nettoie, mais personne ne vient », confie un habitant, regrettant que les populations continuent de vivre sans prise en charge médicale de proximité.
Des urgences qui peuvent virer au drame
Pour les petites maladies, les habitants doivent se débrouiller ou rallier Mbigou lorsque les moyens de transport le permettent. Mais en cas de morsure de serpent, de fracture, de malaise grave ou de complication soudaine, l’absence d’un infirmier peut avoir des conséquences dramatiques.

Le problème est aggravé par les difficultés de mobilité. L’enclavement relatif de Kambamongo dissuaderait certains agents de santé susceptibles d’y être affectés, alors même que les besoins des populations demeurent réels.
Le droit aux soins ne doit pas dépendre du lieu de résidence
Cette situation pose une question de fond : comment expliquer qu’un village doté d’un bâtiment sanitaire reste privé d’infirmier pendant près de dix ans ?
Alors que d’importants moyens sont régulièrement annoncés pour améliorer le système de santé, les habitants de Kambamongo ont le sentiment d’être laissés pour compte. Leur attente est simple : que l’État affecte un personnel soignant afin que ce dispensaire cesse d’être un bâtiment vide et redevienne un véritable service public de proximité.










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