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Esclavage infantile : 138 millions d’enfants travaillent en 2026 !

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En ce 16 avril 2026, Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, les chiffres donnent le vertige avec 137,6 millions d’enfants qui sont astreints au travail à travers le globe. Derrière cette statistique se cache une réalité complexe que les organisations internationales tentent de définir pour mieux la combattre.

Selon le dernier rapport conjoint de l’OIT et de l’Unicef, près de 7,8 % des mineurs âgés de 5 à 17 ans sont privés de leur enfance. Si les garçons représentent la majorité des effectifs comptabilisés avec 55,5 %, une part immense de la souffrance juvénile reste dans l’ombre. Il s’agit assurément de celle qui concerne le travail domestique. Où les tâches et le temps de travail sont souvent disproportionnés.

Le travail infantile, un esclavage à peine voilé non assumé 

Si pour L’Organisation internationale du travail, est considéré comme « travail des enfants » toute activité nuisible à la santé, à la sécurité ou à la moralité, les autres organisations tentent de ne pas y voir pareillement. Pourtant, le seuil de tolérance varie selon l’âge d’une seule heure hebdomadaire pour les 5-11 ans à 43 heures pour les plus de 15 ans. 

À cela s’ajoutent les « pires formes » assimilables à de l’esclavage, enfants soldats ou exploitation sexuelle. Ces dernières touchent environ 5 % de ces mineurs. Le grand angle mort des statistiques actuelles demeure les tâches ménagères au sein de la famille. Ces activités, souvent chronophages, pèsent disproportionnellement sur les jeunes filles.

Pour pallier ce manque de visibilité, les chercheurs de l’Ined proposent une nouvelle base de données visant à inclure ces heures de travail domestique dans la définition globale. L’enjeu est de mesurer plus précisément pour agir plus efficacement. Tant que le travail domestique et les activités dangereuses resteront exclus des radars, des millions d’enfants continueront de porter un fardeau bien trop lourd pour leurs épaules.

Lyonnel Mbeng Essone

Rédacteur en chef adjoint, je suis diplômé en droit privé. J'ai longtemps fourbi mes armes dans les cabinets juridiques avant de me lancer dans le web journalisme. Bien que polyvalent, je me suis spécialisé sur les questions sociétés, justice, faits-divers et bien sûr actualités sportives.

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