A La UneDerniers articlesSOCIETE

Bitam-Libreville : « Si tu ne déposes pas 10 000 tu ne passes pas… », le calvaire des transporteurs de marchandises 

Ecouter l'article

La question des tracasseries policières revient dans le débat public. Le 30 octobre dernier, au marché du PK8, une centaine de transporteurs de marchandises ont pris la parole devant les médias pour dénoncer la multiplication des postes de contrôle sur l’axe Bitam-Libreville et des pratiques présumées de racket. Au micro de Gabon Media Time, ces professionnels du transport ont décrit des conditions de travail devenues particulièrement difficiles, entre exigences financières répétées, immobilisation des camions et dégradation de leurs marchandises. Ils réclament des mesures urgentes pour pouvoir exercer leur activité dans des conditions dignes et sécurisées.

BGFIBank

Pour illustrer l’ampleur du phénomène, un premier intervenant affirme que le nombre de postes de contrôle entre Eboro et Libreville est passé d’environ 12 à 49. Gendarmerie, police, ministères des Transports, du Commerce, services phytosanitaires, collectivités locales. Autant de structures qui, selon les transporteurs, multiplient les contrôles et les exigences sur leur parcours. À ces difficultés s’ajoute le pont-bascule de Ndjolé, où, affirment-ils, certaines quittances atteindraient « 400 000, 500 000, voire un million de francs CFA ». Des montants jugés excessifs, qui provoqueraient l’immobilisation des camions et le gaspillage des denrées périssables, avec des répercussions sur les prix des produits alimentaires à Libreville.

UCET

Des sommes imposées et des contrôles dénoncés

Un autre transporteur, qui évoque une expérience de plusieurs années sur la route, estime désormais entre 54 et 56 le nombre de postes de contrôle entre Bitam et Libreville. Toutefois, il précise que leur multiplication n’est pas le principal problème, mais plutôt le comportement de certains agents. Il dénonce notamment des sommes exigées en dehors des vérifications réglementaires « Dire que tu dois déposer 10 000. Si tu ne déposes pas 10 000… tu ne passes pas. Tu restes garé ». Une situation qui, selon lui, transforme les contrôles administratifs en occasions de prélèvements financiers.

Face à ces accusations, les transporteurs interpellent directement le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, afin qu’une attention particulière soit accordée à leurs difficultés. Entre absence de tarification uniforme, pressions financières alléguées et ralentissement de l’approvisionnement, les transporteurs disent être à bout. Ils appellent à mettre fin aux abus dénoncés et au rétablissement des contrôles conformes à leur mission, afin de préserver leur activité et de limiter les conséquences sur le pouvoir d’achat des ménages.

Flory Events

Karl Makemba

Engagé et passionné, Karl Makemba met son expertise et sa plume au service d’une information rigoureuse et indépendante. Fidèle à la mission de Gabon Media Time, il contribue à éclairer l’actualité gabonaise avec une analyse approfondie et un regard critique. "La liberté d'expression est la pierre angulaire de toute société libre." – Kofi Annan

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

GMT TV

Ce message d’erreur est visible uniquement pour les administrateurs/administratrices de WordPress.

Erreur 403 : The request cannot be completed because you have exceeded your quota..

Domain code: youtube.quota
Reason code: quotaExceeded

Erreur : aucune vidéo n’a été trouvée.

Assurez-vous qu’il s’agit d’un identifiant de chaine valide et que la chaine a des vidéos disponibles sur youtube.com.

Bouton retour en haut de la page