Biodiversité : comment Olam Palm Gabon associe 61 villages à la protection de 110 000 hectares de forêts

À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, Olam Palm Gabon a mis en lumière son modèle de gestion participative des espaces naturels lors d’un panel organisé par l’Académie de Protection de l’Environnement et des Ressources Naturelles (APERN). Au cœur de cette démarche, l’implication de 61 villages riverains dans la préservation de plus de 110 000 hectares de zones à haute valeur de conservation. Une approche qui ambitionne de concilier développement économique, protection de la biodiversité et lutte contre le changement climatique.
Face aux défis environnementaux auxquels sont confrontés les pays forestiers, la préservation des écosystèmes ne peut plus reposer uniquement sur les institutions publiques ou les organisations spécialisées. Les communautés locales apparaissent désormais comme des acteurs incontournables de la conservation durable des ressources naturelles.
C’est dans cette logique qu’Olam Palm Gabon développe depuis plusieurs années un modèle fondé sur la participation des populations vivant à proximité de ses concessions. Présentée lors d’un panel consacré au rôle des opérateurs économiques dans la mise en œuvre des engagements climatiques du Gabon, cette approche a été mise en avant comme un levier essentiel pour garantir l’efficacité des actions de conservation.
La protection des écosystèmes
Selon l’entreprise, plus de 110 000 hectares de zones à haute valeur de conservation sont aujourd’hui préservés dans le cadre de ses activités. Mais au-delà de la superficie concernée, c’est surtout la méthode qui retient l’attention.
La gestion de ces espaces repose sur une collaboration étroite avec 61 villages riverains, associés aux initiatives de protection de la biodiversité et de gestion durable des ressources naturelles. Cette implication des communautés locales vise à renforcer l’appropriation des enjeux environnementaux tout en favorisant un équilibre entre activités économiques et préservation des écosystèmes.
Dans un contexte où les pressions sur les ressources naturelles demeurent importantes, cette démarche entend démontrer qu’il est possible de construire une coexistence durable entre exploitation agricole et conservation environnementale.
Un modèle qui lie climat, biodiversité et développement local
Les échanges organisés à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement ont également permis de rappeler le rôle central des populations dans la lutte contre le changement climatique. La protection des forêts constitue en effet l’un des principaux leviers de séquestration du carbone et de préservation de la biodiversité au Gabon.
« Cette approche collaborative contribue à concilier préservation de la biodiversité, lutte contre le changement climatique et développement local », a souligné Olam Palm Gabon au cours des discussions.
L’événement s’est déroulé en présence de la ministre d’État, ministre de la Défense nationale, Brigitte Onkanowa, ainsi que du ministre des Eaux et Forêts, le général Maurice Ntossui Allogo. Une participation qui témoigne de l’intérêt croissant des pouvoirs publics pour les initiatives associant secteur privé, communautés locales et protection de l’environnement.
À travers ce modèle participatif, Olam Palm Gabon entend démontrer que la conservation de la nature ne peut être durable sans l’adhésion des populations qui vivent au quotidien au contact des espaces forestiers. Cette approche permet également de générer des retombées locales tout en renforçant les mécanismes de préservation des ressources naturelles.
Dans un pays qui place la protection de ses forêts au cœur de sa stratégie climatique, l’expérience menée avec les communautés riveraines apparaît comme une illustration concrète de la manière dont développement territorial et conservation environnementale peuvent progresser de concert. Une démarche qui pourrait inspirer d’autres initiatives de gestion durable des ressources naturelles à l’échelle nationale.










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