AVC : la thrombolyse, un traitement qui sauve le cerveau
L’accident vasculaire cérébral (AVC) constitue l’une des principales urgences médicales. Chaque minute écoulée prive le cerveau d’oxygène et augmente le risque de séquelles irréversibles. Au Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL), la thrombolyse intraveineuse permet aujourd’hui à certains patients de retrouver de meilleures chances de récupération lorsqu’ils sont pris en charge à temps, nous rappellent les professionnels de la santé.
L’AVC ischémique survient lorsqu’un caillot obstrue une artère qui irrigue le cerveau avec pour conséquence, une interruption de la circulation sanguine et la destruction rapide des cellules cérébrales. Plus la prise en charge est tardive, plus les conséquences peuvent être lourdes. Paralysie, troubles du langage, perte de la vision ou difficultés à marcher figurent parmi les séquelles les plus fréquentes. C’est pourquoi les neurologues rappellent que chaque minute compte face à cette urgence.
Pour limiter ces dommages, la thrombolyse intraveineuse représente l’un des traitements les plus efficaces chez les patients, souligne le CHUL. Elle consiste à administrer un médicament capable de dissoudre le caillot responsable de l’AVC. Toutefois, ce traitement ne peut être réalisé que dans un délai bien précis après l’apparition des premiers symptômes. En effet, une consultation rapide à l’hôpital est donc indispensable afin d’évaluer le patient et de confirmer le diagnostic avant toute intervention.
Une prise en charge qui change des vies
Au Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL), cette prise en charge est désormais une réalité pour les patients qui remplissent les critères médicaux. Le Dr Grass Mambila, neurologue au service de neurologie, rappelle que la rapidité d’intervention demeure le facteur déterminant. Dès l’apparition d’une faiblesse d’un côté du corps, d’une bouche déformée, d’une difficulté à parler, d’une perte soudaine de la vision ou d’un trouble de l’équilibre, il est impératif de se rendre immédiatement dans une structure de santé. Attendre peut réduire les chances de bénéficier de la thrombolyse alerte la spécialiste.
Le témoignage d’une patiente traitée au CHUL illustre l’importance de cette intervention. Grâce à une prise en charge rapide et à la thrombolyse intraveineuse, elle a pu éviter des séquelles plus graves et entamer sa récupération dans de meilleures conditions. À travers cette sensibilisation, le CHUL entend rappeler qu’un AVC n’est jamais une fatalité lorsque les premiers signes sont reconnus rapidement et que le patient est conduit sans délai vers une équipe spécialisée. Face à un AVC, chaque minute peut sauver le cerveau et préserver la qualité de vie.









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