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Affaire Mbanié : Libreville formalise l’accord avec Malabo sans renoncer à son territoire

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Le mardi 25 août 2026, le président de la Cour constitutionnelle et responsable de la Commission nationale chargée du différend frontalier entre le Gabon et la Guinée-Equatoriale, Dieudonné Aba’a Owono, a remis l’accord d’engagement conjoint à la ministre des Affaires étrangères, Marie-Edith Tassyla-Ye-Doumbeneny. La cérémonie s’est déroulée en présence du secrétaire permanent de la commission, Télesphore Ondo, d’après un communiqué transmis à l’Agence gabonaise de presse.

Cette démarche s’inscrit directement dans la lignée du document paraphé le 27 juillet 2026 à Addis-Abeba, en marge des travaux du Conseil exécutif de l’Union africaine. Cet accord bilatéral vise à encadrer l’application de l’arrêt prononcé par la Cour internationale de Justice (CIJ) concernant la délimitation terrestre et maritime, ainsi que la question de la souveraineté sur les îles Mbanié, Conga et Cocotiers.

Les échanges tenus lors de cette remise officielle ont permis de préciser la portée exacte du texte. L’initiative vise avant tout à instaurer un espace de dialogue structuré et permanent entre les deux nations voisines.

Ferme mise au point sur l’intégrité du territoire

Face aux interrogations suscitées par cet acte diplomatique, la cheffe de la diplomatie gabonaise a apporté des clarifications fondamentales. « À cet égard, l’accord ne saurait être assimilé à une quelconque renonciation du Gabon à une partie de son territoire, ni à une modification des frontières existantes », a souligné Marie-Edith Tassyla-Ye-Doumbeneny.

La vice-présidente de la commission a tenu à lever toute ambiguïté sur la nature du document. Il ne s’agit aucunement d’un abandon territorial ou d’une révision du verdict juridique international, mais bien d’une méthode de travail commune. Ce dispositif permettra aux deux parties de définir les modalités pratiques d’exécution de la décision de la Haye, sous la supervision de l’Union africaine.

Le choix de la diplomatie et du droit international

En traçant cette feuille de route concertée, Libreville et Malabo privilégient la voie de la négociation apaisée pour gérer les retombées du jugement. Cette méthode d’approche permet d’aborder les questions techniques sans compromettre les positions de principe de chaque État.

À travers la formalisation de cet acte, les autorités gabonaises réaffirment fermement leur attachement au règlement pacifique des litiges et aux règles du droit international. En s’appuyant sur les valeurs de bon voisinage préconisées par l’Union africaine, le Gabon entend mener ce processus à son terme dans le calme et la transparence institutionnelle.

Henriette Lembet

Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...

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