ZLECAF : condition préalable à une politique industrielle en Afrique
La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) s’impose comme le socle d’une politique industrielle efficace sur le continent africain. Les marchés nationaux, souvent trop étroits, ne permettent pas aux entreprises d’atteindre la taille critique nécessaire pour accroître leur productivité. L’intégration des marchés africains favoriserait davantage la concurrence, les investissements et les transactions, créant ainsi les conditions d’une industrialisation durable, selon la Banque mondiale.
Dans son rapport d’avril 2026 sur l’État des lieux de l’Économie africaine, l’institution de Bretton Woods souligne qu’une politique industrielle qui ne place pas la ZLECAF au cœur de sa stratégie est vouée à des résultats limités. Les secteurs industriels prioritaires et leurs intrants doivent bénéficier de régimes commerciaux sans droits de douane plutôt que d’être exclus des accords. La ZLECAF stimule ainsi les chaînes de valeur régionales, renforce la compétitivité des entreprises africaines et dynamise durablement les économies du continent.
La transition verte comme opportunité
La transition énergétique mondiale ouvre une perspective majeure pour l’Afrique grâce à ses abondantes réserves de minéraux critiques et à son potentiel en énergies renouvelables. La restructuration des chaînes d’approvisionnement mondiales autour des batteries et des technologies bas carbone offre au continent une occasion unique de développer une industrie créatrice de valeur ajoutée et d’emplois qualifiés.
Pour la Banque mondiale, cette opportunité exige toutefois des choix rapides et coordonnés. Des infrastructures modernes, des institutions favorables aux investissements et des plateformes régionales permettront d’atteindre une échelle industrielle que les pays ne peuvent réaliser isolément. La ZLECAF constitue donc un levier décisif pour accélérer la transformation économique africaine.










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