USTM : Face aux retards de paiement, la colère monte chez les enseignants-chercheurs
L’atmosphère se tend à l’Université des Sciences et Techniques de Masuku (USTM). Vendredi 03 juillet 2026, l’auditorium Mbaya de Franceville a fait salle comble lors d’une assemblée générale convoquée en urgence par le Syndicat national des enseignants-chercheurs (SNEC-USTM). Un seul sujet brûlant était à l’ordre du jour : le non-paiement chronique des vacations qui paralyse l’institution, un constat alarmant relayé par l’Agence gabonaise de presse.
Dirigée par le Dr Ferdinand Evoung Evoung, président du syndicat, et le Dr Elvis Jolimon Mbot, secrétaire général, cette réunion visait à faire le point sur un dossier qui piétine inexplicablement. Alors que le rapport définitif de l’audit requis est disponible, l’université semble faire face à un traitement de défaveur.
Le Dr Evoung Evoung a d’ailleurs vivement déploré cette situation, rappelant que d’autres établissements d’enseignement supérieur du pays ont déjà vu leurs enveloppes débloquées sitôt les vérifications finalisées. À l’USTM, les comptes restent désespérément vides.
Un ultimatum de trois jours avant le blocage
Face à ce qu’ils perçoivent comme du mépris, les enseignants-chercheurs ont choisi de durcir le ton, tout en laissant une ultime chance aux autorités. Ils ont ainsi accordé un délai de grâce de trois jours au gouvernement pour régler les sommes dues. Si rien ne bouge d’ici là, le bureau syndical étudiera les propositions de la base avant de convoquer une nouvelle assemblée générale. Fidèle à ses principes démocratiques, le SNEC-USTM s’en remettra alors au vote de ses membres pour décider des actions à mener.
Une activité pédagogique réduite à 30 %
Sur le campus, les effets de cette crise se font déjà lourdement ressentir. Appliquant un mot d’ordre strict, les enseignants se cantonnent désormais à leur seul quota horaire réglementaire. Ce service minimum, massivement suivi, a fait chuter le rythme des cours à près de 30 % de leur capacité habituelle. Et le spectre d’un « black-out » total plane sur l’université : faute d’une issue favorable, le syndicat menace de suspendre l’intégralité des activités pédagogiques.
Bien que le SNEC-USTM réaffirme sa volonté de privilégier le dialogue, l’urgence est réelle. Le syndicat lance désormais un appel direct au président de la République. Le paiement de ces vacations, attendu depuis septembre 2025, est devenu une source d’angoisse majeure qui menace de plonger l’USTM dans une année blanche.










GMT TV