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UOB : le département d’études ibériques rejette son intégration à l’Institut des Langues

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La rentrée académique 2026-2027 s’annonce sous haute tension à l’Université Omar Bongo (UOB). Lors d’une déclaration publique adressée aux plus hautes autorités de l’État, les enseignants-chercheurs du Département d’Études Ibériques et Latino-Américaines (DEILA) ont exprimé leur vive opposition à l’intégration unilatérale de leur département au sein du nouvel Institut des Langues et du Patrimoine (ILP).

À l’issue d’un conseil extraordinaire réuni le 16 septembre 2026, la communauté enseignante s’est prononcée à une écrasante majorité contre cette restructuration. Bien que le corps professoral assure ne pas contester le principe de création de l’institut, il dénonce une méthode autoritaire qui bafoue la concertation. La porte-parole du collectif a pointé du doigt l’attitude des autorités universitaires :

« Force est de constater que la position de la majorité des enseignants du DEILA a été ignorée par la gouvernance, qui privilégie la politique de l’autruche et du fait accompli. », a martelé la porte-parole des enseignants-chercheurs. 

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Des irrégularités juridiques et académiques soulevées

Sur le plan réglementaire, les universitaires soulignent que ce projet contrevient à la loi n° 21/2000 régissant l’enseignement supérieur en République gabonaise. Selon eux, la rétrogradation d’un département historique en simple filière ne repose sur aucun fondement légal solide, d’autant que l’ILP ne dispose pas encore de décret d’existence pris en Conseil des ministres.

Sur le plan pédagogique, le collectif rappelle que l’apprentissage strict de la langue espagnole ne représente que moins de 20 % des enseignements dispensés au DEILA, le reste étant dédié à la recherche et aux savoirs afro-latino-américains. Remplacer ces enseignants permanents par des vacataires risque de surcharger inutilement le budget de l’État et de fragiliser le parcours académique des étudiants, tout en compromettant la carrière des enseignants face aux exigences du CAMES.

Appel à l’arbitrage et au respect des consignes présidentielles

S’appuyant sur les orientations fixées par le chef de l’État lors de son discours à la Nation du 29 août dernier, le collectif exige un retour au dialogue et le maintien du département au sein de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines (FLSH). Il a ainsi rappelé les directives présidentielles imposées à la gouvernance. « J’exige de l’administration qu’elle écoute avant de décider, qu’elle explique avant de mettre en œuvre et qu’elle corrige lorsque la réalité le commande. », a-t-elle lancé. 

Tout en appelant les étudiants au calme et à la résilience, les enseignants du DEILA sollicitent l’arbitrage du gouvernement afin d’éviter une crise pédagogique majeure et d’assurer un climat de sérénité au sein de l’établissement.

Henriette Lembet

Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...

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