Gabon : ces oubliés de la République qui errent nus dans nos rues

À Libreville, Port-Gentil, Franceville ou encore Oyem, il n’est pas rare de croiser des personnes souffrant manifestement de troubles psychiatriques, abandonnées à elles-mêmes dans les rues. Une réalité dérangeante qui interroge autant la prise en charge sanitaire que la capacité de la société gabonaise à protéger les plus vulnérables.
Ils marchent seuls, parfois pieds nus, souvent désorientés. Certains fouillent les poubelles, d’autres parlent dans le vide. Les cas les plus extrêmes montrent des hommes ou des femmes déambulant partiellement, voire totalement dénudés au milieu de l’espace public. Une image qui choque, mais qui semble progressivement s’installer dans le paysage urbain gabonais.
Pourtant, derrière chaque silhouette errante se cache une histoire humaine. Une maladie mentale non prise en charge. Une famille dépassée. Une rupture sociale. Ou simplement l’absence d’un système capable d’assurer un suivi durable aux personnes souffrant de troubles psychiatriques.
Quand la rue devient un hôpital à ciel ouvert
La question mérite d’être posée sans détour : comment une personne manifestement en détresse psychique peut-elle vivre des semaines, des mois, voire des années dans la rue sans qu’aucune solution pérenne ne lui soit proposée ?
Le problème dépasse largement le cadre de la simple assistance sociale. Il relève de la santé publique. Car lorsque des malades mentaux deviennent visibles uniquement parce qu’ils errent sur les marchés, les carrefours ou les grandes artères de nos villes, c’est tout le système de prise en charge qui apparaît défaillant. Au Gabon, les structures spécialisées restent limitées et les familles, souvent seules face à la maladie, manquent d’accompagnement psychologique, médical et financier.
Une urgence humaine autant que sanitaire
Alors que les autorités multiplient les discours sur la modernisation du système de santé, la situation de ces hommes et femmes rappelle qu’une politique sanitaire ne se mesure pas uniquement au nombre d’hôpitaux construits ou aux équipements inaugurés. Elle se mesure aussi à la manière dont une nation traite ses citoyens les plus fragiles. Car une République qui laisse ses malades mentaux errer nus dans ses rues ne fait pas seulement face à un problème médical. Elle est confrontée à une question de dignité humaine.
Le défi est désormais clair : sortir la santé mentale de l’angle mort des politiques publiques. Car derrière chaque regard perdu au bord d’une route se trouve un Gabonais qui attend encore que la République se souvienne de lui.










Très bonne observation ! Simplement noter que tous ceux qui errent ne sont pas toujours des malades mentaux car parmi cette cohorte, demeurent toutefois plusieurs sujets laissés pour compte ! Ainsi, livrés dans la solitude du néant, ces derniers se confondrait à ce qualificatif exclusif alors que nécessitant au même titre que leurs voisins de rue, une urgence dont l’État se dedouanerait de tout accompagnements d’urgence !
Tel se présenterait l’atmosphère sociale dans un environnement où le regard politique ne se façonerait que par des constat raides et toujours désintéressés ! A croire que plus rien ne saurait surprendre la critique dans un Etat pourtant à la hauteur de ces enjeux !
Le peuple souffre, l’État agonise, mais le politique, lui, ne cesse de trouver une voie pour ses intérêts !
Ainsi vote t-on des budgets sans jamais savoir quoi en faire : les faits parlent désormais d’eux-mêmes !
L’errance ne serait-elle plus qu’un résultat d’une orientation politique longuement planifies ?
L’avenir nous le dira !
Les projets autrefois fois annoncés annoncés par la transition ne seraient plus qu’un miroir dont le revers afficherait d’autres priorités au mépris de l’intérêt général !
Que Dieu protège les plus vulnérables !