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Baniaka : REMINAC accélère sa marche vers la production de fer en 2027

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Réunis à Libreville du 18 au 21 juin 2026 dans le cadre du Comité Technique de Concertation (CTC), le gouvernement gabonais et REMINAC, filiale du groupe australien Genmin, ont passé en revue l’état d’avancement du projet minier de Baniaka. Si les progrès réalisés sur le terrain ont été salués, les défis liés au transport ferroviaire du minerai demeurent un enjeu majeur à résoudre avant l’entrée en production prévue en 2027.

Le projet de fer de Baniaka continue de franchir des étapes importantes. À l’occasion du Comité Technique de Concertation (CTC) tenu à Libreville, les représentants du ministère des Mines et ceux de REMINAC ont évalué les avancées enregistrées depuis la dernière session organisée à la fin de l’année 2025.

Présidée côté gabonais par le Directeur général adjoint de l’Exploitation minière, M. Kassadou, cette rencontre a également enregistré la participation du Directeur général du groupe Genmin, Andrew Taplin, témoignant de l’importance stratégique accordée à ce projet appelé à renforcer la place du Gabon parmi les producteurs africains de minerai de fer.

Des avancées visibles sur le terrain

Au cours des travaux, le Directeur pays de Genmin pour le Gabon et le Congo, Thierry Makando, a présenté les progrès réalisés au cours des six derniers mois. Les membres du comité ont notamment constaté l’avancement des travaux préparatoires, notamment le déblaiement du site, la construction des voies d’accès à la mine, à la carrière et à l’usine, ainsi que l’aménagement de la future base vie.

La délégation gouvernementale s’est également félicitée du respect strict des normes de sécurité. Depuis le lancement des activités de REMINAC au Gabon, aucun accident n’a été enregistré, une performance qui traduit l’importance accordée à la prévention des risques et à la protection des travailleurs.

Le défi du rail au cœur des préoccupations

Malgré ces progrès encourageants, plusieurs contraintes subsistent. La principale concerne l’évacuation du minerai via le chemin de fer transgabonais. Selon REMINAC, les capacités actuelles du réseau ferroviaire et le coût élevé du fret constituent des défis majeurs pour la compétitivité économique du projet.Cette problématique est d’autant plus stratégique que l’entreprise prévoit de produire trois millions de tonnes de minerai de fer dès sa première année d’exploitation en 2027, avant une montée en puissance progressive vers un volume compris entre cinq et dix millions de tonnes dans les années suivantes.

Un projet stratégique pour la diversification économique

Présent au Gabon depuis 2012, Genmin a franchi une étape décisive avec la signature de sa convention d’exploitation minière le 20 mars 2025 au Palais présidentiel, en présence du chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema. Un signal fort de l’engagement des autorités en faveur du développement du secteur minier.

À travers Baniaka, REMINAC entend contribuer à la diversification de l’économie gabonaise, à la création d’emplois, au transfert de compétences et à la valorisation des ressources nationales. Pour atteindre ces objectifs, l’entreprise compte sur l’accompagnement des autorités, notamment dans la recherche de solutions durables pour le transport du minerai.

À mesure que se rapproche l’échéance de 2027, le projet Baniaka apparaît ainsi comme l’un des chantiers miniers les plus structurants du Gabon, avec l’ambition de devenir un nouveau moteur de croissance pour l’économie nationale.

Lyonnel Mbeng Essone

Rédacteur en chef adjoint, je suis diplômé en droit privé. J'ai longtemps fourbi mes armes dans les cabinets juridiques avant de me lancer dans le web journalisme. Bien que polyvalent, je me suis spécialisé sur les questions sociétés, justice, faits-divers et bien sûr actualités sportives.

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