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Gabon : la conservation des cendres funéraires désormais interdite !

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Promulguée le 5 janvier 2026, la loi n°030/2025 portant Code de la Santé encadre désormais la pratique de la crémation inscrite dans le droit funéraire des personnes. Des articles 648 et suivants, il ressort que la conservation des urnes cinéraires au sein des propriétés résidentielles ou bureaux est prohibée. Et ce, qu’il s’agisse d’un consanguin ou pas.

Pour comprendre l’interdiction faite désormais légalement à cette pratique il faut se référer à la Section 17 dudit code. Lequel cadre pose en premier lieu un principe de conditionnalité immuable. D’ailleurs, aux termes de l’article 648, l’incinération d’un corps est subordonnée à la production des « dernières dispositions testamentaires du défunt ». Ce formalisme leste donc l’acte de crémation d’une exigence de preuve quant à la volonté du de cujus.

Les cendres funéraires, pas une amulette ou de l’encens !

La transmission de ce droit des cendres fait également l’objet d’un encadrement normatif à l’article 649 qui dispose en substance que les restes mortels ne peuvent être délivrés par l’opérateur funéraire agréé qu’à un bénéficiaire unique. Ce dernier doit avoir été nommément désigné par voie testamentaire ou, à défaut, habilité par le conseil successoral.

Ceci va éviter toute dispersion conflictuelle du devenir des cendres. C’est toutefois l’article 651 qui emporte la rupture juridique la plus notable. « Nul ne peut conserver les cendres funéraires à son domicile ni les utiliser pour des rites quelconques » est-il clairement indiqué. Par cette disposition d’ordre public, le législateur gabonais prohibe l’appropriation privée des reliques et protège le traitement des restes humains.

Désormais, la destination des urnes est circonscrite par l’article 650 à trois options exclusives. Il s’agit entre autres de l’inhumation dans un cimetière, de l’accueil au sein d’un site cinéraire dédié, et ou de l’enterrement en propriété privée. Le déroulement de cette procédure est fait sous réserve de la collaboration d’un conseiller funéraire. Il va sans dire qu’il s’agit d’une réforme qui concilie respect de la mémoire et impératifs de salubrité publique. Vivement le respect de ces dispositions 

Lyonnel Mbeng Essone

Rédacteur en chef adjoint, je suis diplômé en droit privé. J'ai longtemps fourbi mes armes dans les cabinets juridiques avant de me lancer dans le web journalisme. Bien que polyvalent, je me suis spécialisé sur les questions sociétés, justice, faits-divers et bien sûr actualités sportives.

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