«Stop VBG » : le ReFleT lance son plaidoyer pour l’amélioration de la prise en charge des victimes de violences
Dans une salle empreinte de solennité, le message est clair : la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) au Gabon doit franchir un nouveau cap. Ce vendredi, le Réseau Femme Lève-toi (ReFleT) a présenté son plaidoyer intitulé « Stop VBG », le fruit d’un travail de terrain rigoureux mené depuis 2024 en collaboration avec les organisations internationales Agir ensemble pour les droits humains (AEDH) et Initiative développement (ID).
Soutenu financièrement par l’Union Européenne (UE), ce plaidoyer s’inscrit dans le cadre du programme ACT VBG (Agir contre toutes les formes de violences basées sur le genre). Malgré un arsenal juridique existant, notamment la loi N°006/2021, l’étude révèle des failles persistantes dans le système de protection. Manque de coordination entre les acteurs, risques d’impunité et barrières financières découragent trop souvent les victimes de poursuivre leurs démarches.
Lors de la cérémonie, qui a réuni des représentants ministériels ainsi que les ambassadeurs d’Espagne et d’Allemagne, la nécessité d’une réforme structurelle a été martelée. Pour Édith Liliane Mekina, vice-présidente du ReFleT, l’efficacité repose sur l’unité d’action. « Toutes les parties devraient se mettre ensemble et travailler de manière à ce que les prises en charge se fassent efficacement. », a-t-elle indiqué.
Vers une réforme de la loi 006/2021
Si les avancées législatives sont saluées, le ReFleT insiste sur la nécessité d’ajuster les textes à la réalité du terrain. L’objectif est de fluidifier la chaîne procédurale pour éviter que les victimes ne se perdent dans les méandres administratifs ou ne renoncent par épuisement.
« On doit l’améliorer [la loi] et modifier les manquements à l’intérieur pour que nous puissions avoir les résultats escomptés », a souligné Mme Mekina.
Un soutien international indéfectible
L’Union Européenne, partenaire clé de cette initiative, a réaffirmé son engagement. Luca Rondi, représentant de l’UE, a rappelé que l’institution place ces enjeux au cœur de sa coopération. « L’UE est engagée dans sa politique extérieure avec les pays partenaires dans l’égalité des genres, l’autonomisation de la femme et la lutte contre les violences qu’elles subissent. », a-t-il indiqué.
Le ReFleT appelle désormais à une action immédiate pour garantir un financement durable et une meilleure formation des agents de l’État. Car, au-delà des chiffres, l’enjeu est humain : agir maintenant, selon le réseau, « c’est sauver des vies et restaurer la dignité ».










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