Souveraineté alimentaire : Le Gabon déploie un plan d’urgence de 775 milliards FCFA pour la filière avicole
Face aux honorables députés ce mardi 02 juin 2026, le ministre de l’Agriculture, Pacôme Kossy, a tapé du poing sur la table de la dépendance alimentaire. À l’occasion d’une séance de questions orales initiée par le député Alexandre Awassi, le membre du gouvernement a dévoilé les ambitions du Plan d’urgence de la filière avicole (PUFA). Selon les informations rapportées par l’Agence gabonaise de presse (AGP), ce programme stratégique ambitionne de propulser la production nationale de poulet de chair à 100 000 tonnes à l’horizon 2027-2028.
Pour concrétiser cette transition d’envergure, l’État mise massivement sur les partenariats internationaux. Pas moins de cinq conventions ont d’ores et déjà été paraphées avec des investisseurs chinois, turcs et camerounais. L’enveloppe globale, entièrement injectée par le secteur privé, donne le tournis : 775 milliards de FCFA.
Loin d’être un simple pari financier, cette feuille de route vise une capacité de production à terme de 130 000 tonnes. Surtout, l’impact social s’annonce historique avec la promesse de créer 100 000 emplois, offrant ainsi une bouffée d’oxygène majeure pour la jeunesse gabonaise.
Un maillage territorial et industriel global
Sur le terrain, la stratégie se veut globale et inclusive. Le PUFA s’appuie sur une sélection rigoureuse de 150 fermes avicoles réparties harmonieusement à travers les neuf provinces du pays. L’AGP précise que le projet ne se limite pas à l’élevage pur : il intègre toute la chaîne de valeur.
Des couvoirs régionaux et des abattoirs provinciaux sortiront de terre, tandis que des bassins de production de maïs et de soja seront développés pour garantir l’autonomie en alimentation animale. Pour ce faire, le membre du gouvernement a rappelé que le Gabon dispose d’un atout de taille, avec plus de 300 000 hectares de terres agricoles mobilisables.
Des aides concrètes et immédiates pour les éleveurs
Le gouvernement a bien compris que le succès de cette réforme repose sur les acteurs de terrain. C’est pourquoi des mesures de soutien direct sont déjà opérationnelles. Les éleveurs locaux peuvent désormais bénéficier d’un mécanisme de financement attractif, au taux bonifié de 4 %, octroyé via la Banque de l’habitat du Gabon (BCEG).
En parallèle, l’accent est mis sur l’accès facilité aux intrants et la montée en compétences. Preuve de cette dynamique, trente jeunes Gabonais reçoivent actuellement une formation spécialisée au Sénégal, prêts à devenir les fers de lance de cette révolution avicole.









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