OMS : fièvre jaune et résistances aux antimicrobiens, des menaces prioritaires au Gabon en 2025

Selon le rapport annuel 2025 de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la fièvre jaune et les résistances aux antimicrobiens (RAM) figurent parmi les menaces sanitaires les plus préoccupantes au Gabon. Une situation qui met en lumière la nécessité pour les dirigeants de renforcer la surveillance épidémiologique et la préparation aux urgences sanitaires dans le pays.
Le Gabon continue de faire face à plusieurs risques sanitaires susceptibles d’avoir un impact important sur la santé publique. Dans son rapport annuel, l’OMS indique que la cartographie nationale des risques réalisée à travers l’outil STAR a permis d’identifier 8 menaces prioritaires. Parmi elles figurent la fièvre jaune et les résistances aux antimicrobiens classées dans la catégorie des risques de niveau très élevé. Cette classification traduit les inquiétudes des autorités sanitaires et des partenaires internationaux quant à la capacité de propagation de ces menaces et à leurs conséquences sur le système de santé.
Pour l’OMS, les résistances aux antimicrobiens représentent aujourd’hui un défi mondial majeur, puisqu’elles surviennent lorsque certains traitements deviennent moins efficaces face aux infections, compliquant ainsi la prise en charge des patients. Quant à la fièvre jaune, maladie virale transmise par les moustiques, elle demeure une menace dans plusieurs pays africains en raison des risques d’épidémies et de la circulation du virus dans certaines zones. Le rapport mentionne également d’autres dangers sanitaires considérés comme élevés au Gabon, notamment la rougeole, la Covid-19, les inondations, les accidents de la voie publique, la diphtérie ainsi que les pathogènes respiratoires à potentiel pandémique.
Renforcement de la surveillance sanitaire
Face à ces menaces, des avancées importantes ont été enregistrées dans le domaine de la surveillance épidémiologique et de la préparation aux urgences sanitaires. Notamment a mis en place au Gabon d’un cadre national unifié basé sur l’approche « One Health », qui prend en compte la santé humaine, animale et environnementale. Ce dispositif vise à améliorer la détection précoce des menaces sanitaires, la coordination des réponses et la gestion des zoonoses. Aussi, un plan national multisectoriel et multi-dangers de préparation et d’action en cas d’urgence sanitaire a également été élaboré afin de renforcer la résilience du pays.
De plus, le rapport met en avant le déploiement de 90 points focaux de surveillance dans les 10 régions sanitaires du Gabon. Ces équipes assurent des visites régulières dans les structures sanitaires afin d’améliorer la détection rapide des alertes. Par ailleurs, 35 agents ont bénéficié d’un renforcement de capacités en surveillance basée sur les événements. Ces différentes initiatives permettront au Gabon de mieux anticiper les crises sanitaires futures et de consolider son dispositif national de sécurité sanitaire.









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